Archives du mot-clé gestion

Comptabilité : c’est quoi les OGA ?

Les entreprises qui souhaitent faire certifier leurs comptes s’dressent en règle général aux Experts-Comptables. Dans certains cas, ce travail peut être fait par d’autres organismes : les organismes de gestion agréés (OGA).

Pour les entreprises concernées, le fait d’adhérer à une OGA permet d’éviter une majoration de 25% du bénéfice imposable lors du calcul de l’impôt sur le revenu (mesure fiscale incitative).

OGA, c’est le terme générique qu’on emploie souvent pour regrouper deux choses :

  • les AGA : Associations de Gestion Agréés pour les contribuables des bénéfices non commerciaux (professions libérales)
  • les CGA : Centres de Gestion Agréés auxquels adhèrent les contribuables qui déclarent des bénéfices industriels et commerciaux (professions commerciales)

Attention ! Les OGA ne doivent pas être confondues avec les AGC, Associations de Gestion et de Comptabilité. En effet, les AGA et CGA ne sont pas autorisées à tenir les comptabilités pour le compte de leurs adhérents : cette mission étant exclusivement réservées aux Experts-Comptables ou au AGC.

Sources :

  • https://www.expert-comptable-tpe.fr/articles/oga-cga-aga-a-quoi-ca-sert-quel-role/
  • notes personnelles

Gestion des stock : la formule de Wilson

Wilson n’est pas seulement une marque de raquette de tennis : c’est aussi le nom d’une formule utilisée en gestion pour déterminer la quantité optimale de stock à commander. Par exemple en concession, les magasiniers doivent toujours avoir des stocks de pièces de rechange à disposition de l’atelier et des clients afin que les réparations puissent être faites au plus vite. Mais quand il y a plus de 10 000 pièces différentes dans le magasin (essuie-glaces, filtres à air, pots catalytiques, pneus, plaquettes de frein, amortisseurs, courroies, batteries…) il vaut mieux avoir des méthodes standardisées pour faciliter les décisions !

pieces-detachees-auto

La difficulté vient du fait que toutes les pièces ne se vendent pas avec la même fréquence : il sera intéressant pour le magasinier d’avoir toujours en stock beaucoup d’ampoules qui ont un cout d’achat assez faible, ne prennent pas beaucoup de place et sont communes à plusieurs modèles de voitures. Par contre, il n’aura pas besoin de garder en masse des pots catalytiques plus chers, plus volumineux et qu’on change moins souvent.

Les variables

L’idée générale est donc la même : optimiser la quantité des commandes de stock pour minimiser les cout d’approvisionnement et de stockage tout en évitant les ruptures de stocks qui pourraient faire perdre des clients. Mais on l’a compris, cette optimisation est spécifique à chaque pièce : on peut donc employer une formule générale dont les variables changeront selon la pièce concernée.

La quantité de stock optimale à commander est notée Q* (l’étoile veut dire que c’est optimal). Elle va dépendre de D, la demande annuelle pour la pièce (nombre d’unités vendues par an), de K, le cout de la commande (par exemple la livraison) et h, le cout de stockage de la pièce sur un an. La formule est la suivante :

qtite optimale

Et c’est logique : si une pièce est beaucoup demandée (D est grand) on va faire de grosses commandes. De même, si les frais de port sont élevés (K est grand), on va rentabiliser les commandes en les faisant plus grosses. A l’inverse, si le stockage est couteux (h est grand) par exemple à cause de la location de l’entrepôt, on préfèrera faire des commandes plus petites.

Et d’où elle sort cette jolie formule ?

Cette formule a été inventée par… et bien pas par Wilson tiens ! Wilson l’a beaucoup appliqué, mais ce serait un Harris W. Ford qui en serait à l’origine. Il a simplement posé le problème d’optimisation qui permet de trouver la quantité d’une commande en langage mathématique (on dit aussi modéliser).

L’idée, c’est que pour notre magasinier, le cout total (CT) d’une commande de stock est la somme du cout d’achat des pièces + le cout de la passation de la commande (taxes, frais de port…) + le cout de stockage. En langage mathématique ça donne :

equation cout« c » est le prix d’achat unitaire, donc cD est le cout d’achat pour toute les pièces qu’il faut acheter.

  • Le cout de passer une commande est estimé par DK/Q. Ce n’est qu’une estimation, un choix : quand on traduit du français vers l’anglais, il faut des fois trouver l’expression qui se rapproche le plus de ce que l’on veut dire, c’est pareil quand on traduit du français vers les maths 😉 . L’intérêt de cette expression, c’est qu’elle reflète le fait que ce cout est plus élevé si la demande est élevée (il va falloir faire plusieurs commandes dans l’année), mais en même temps le cout diminue si on regroupe les commandes (Q plus grand).
  • Pour estimer le cout de stockage, on multiplie le cout unitaire h par la quantité en stock. Mais celle-là on ne la sait pas ! Alors on dit qu’elle se situe quelque part entre 0 et Q (la quantité qu’on commande). Le plus simple étant de prendre la moyenne, c’est donc Q/2^^

Quand on est magasinier, on veut choisir la commande (Q) pour minimiser le cout total (CT). En langage mathématique : on fait un programme de minimisation de la fonction CT(Q).

La minimisation du cout

On veut donc minimiser la fonction CT(Q) qui est la fonction qui donne pour chaque quantité de commande Q le cout total CT correspondant. Voici à quoi ressemble cette fonction :

Graph methode WilsonCette courbe du coup total (CT) représente le fait que dans un premier temps, plus la quantité des commandes augmente et plus elles sont rentables. Mais arrivé à un seuil (Q*), la tendance s’inverse. Si les commandes sont trop grosses, ça veut dire qu’on en fait moins et au bout d’un moment, ça créé des ruptures de stocks. Pour optimiser sa commande de pièces, notre magasinier voudra donc choisir la quantité Q* pour laquelle le cout total est le plus bas (CTmin).

Comme la courbe est simple (une parabole), ce n’est pas trop compliqué de trouver le Q* mathématiquement. Il s’agit du point au milieu, entre la partie de la courbe qui descend et celle qui monte. En maths, quand une courbe descend, on dit que sa dérivée est négative et quand elle monte, on dit qu’elle est positive. Donc notre Q*, il est juste à l’endroit ou la courbe ne monte pas ni ne descend : là on dit que sa dérivée est nulle (égale à 0).

Voilà pourquoi pour trouver Q*, on doit simplement calculer la dérivée de la fonction CT et dire qu’elle est égale à 0. Là vous me direz : on fait comment pour trouver cette dérivée magique ? C’est la partie un peu moins drôle, mais qu’on peut tout fait résoudre en appliquant quelques règles qu’on trouve sur wikipédia :

equation cout

Sa dérivée est :

Image1

Du coup, on veut juste résoudre cette expression :

equation equivEt le résultat c’est :

qtite optimale

Magique ! :) C’est la formule de Wilson ! Elle a donc bien été obtenue par une minimisation du cout (on choisi la quantité telle que le cout final soit le moins élevé, ce qui est logique).

DMS : logiciel de gestion pour la distribution automobile

Les concessions automobiles ne se contentent pas de vendre les véhicules qui sortent des usines des constructeurs (cf. article les métiers d’une concession automobile). Elles vendent aussi des véhicules d’occasions, des pièces de rechange, réparent, entretiennent… C’est tout un travail de gestion ! Pour ça, le marché de la distribution automobile utilise des progiciels spécifiques appelés DMS (Dealer Management System). Ce sont donc des ERP (Entreprise Resource Planning) ou PGI (Progiciel de Gestion Intégré) en français.

  • Automatisation des services

Le premier intérêt d’un logiciel est le gain de temps qu’il permet. En automatisant certaines tâches, on évite les erreurs et on gagne en productivité en évitant de saisir plusieurs fois les mêmes données. L’exemple le plus typique est en comptabilité où l’utilisation du DMS permet de faire remonter les données des factures du magasin ou de l’atelier. Avant la facturation, le logiciel édite pour l’atelier les commandes de travaux (document signé par le client quand il laisse sa voiture au garage). Rien que ça, c’est déjà beaucoup ! En effet, dans un magasin de pièces de rechange d’une concession, il y a des milliers de références vendus à de nombreux clients que le DMS doit connaitre.

  • Outil de gestion

 Les DMS les plus développés proposent des outils de gestion qui dépassent la simple automatisation des tâches. D’abord, ils permettent d’améliorer le service au client en affichant par exemple sur écran les rendez-vous pris à l’atelier avec des informations pertinentes. Dans l’atelier toujours, la répartitions des tâches (quel compagnon répare quelle voiture) est facilitée grâce à l’intégration sur ordinateur du planning mural (qui se fait souvent sur papier). Grâce au DMS, il n’est plus possible de donner trop de travail à un compagnon et pas assez à l’autre, d’oublier qu’un tel est absent, de prendre trop de rendez-vous le même jour.

D’un autre coté, un bon logiciel permet de traiter et visualiser les données qui servent ensuite pour les prises de décisions. Combien de véhicules ont été vendus ? A quel prix ? Quelles sont les marges ? Les DMS peuvent proposer des outils précieux pour la comptabilité analytique d’un concessionnaire.

  • Outil de communication

Le Dealer Management System est aussi un puissant outil de communication. D’abord entre les sites de vente d’un même groupe concessionnaire : chacun peut savoir les stocks (VN, VO, PR) disponibles sur les autres sites en un clic ! Coté comptabilité, celle-ci peut être commune à tout le groupe (les mêmes numéros de comptes peuvent être utilisés partout).

Ensuite, les DMS sont utiles aux constructeurs qui communiquent par ce biais avec le réseau de distribution. Ce sont même les constructeurs qui choisissent les DMS puisque pour être utilisés, ceux-ci doivent auparavant être homologués. Les barèmes de prix par exemple redescendent directement via une interface. L’informatique est utile aussi pour les commandes de véhicules et de stock. Pour les ventes de véhicules d’occasion, une interface liée au DMS permet d’échanger des informations avec des sites web spécialisés (en passant des annonces de façon automatique par exemple).

  • Les acteurs du marché

Du fait de la nécessité d’être homologuées par les constructeurs automobiles, les firmes qui développent des DMS sont peu nombreuses. Par exemple, le constructeur français PSA a décidé dernièrement de ne retenir que 5 éditeurs pour son réseau de distribution en Europe : Reynolds & Reynolds, I’Car Systems, ADP, Incadea et Berry (DMS développé par PSA). En France et toutes marques confondues, les principaux éditeur de DMS sont Reynolds & Reynolds, ADP, I’car Systems, Data First, Solware et Fiducial.

  • Liens vers les sites Web des éditeurs dms

Reynolds & Reynolds (DMS : DCSnet)

ADP (DMS : Autoline)

I’car Systems – anciennement SAGE (I’Car DMS)

Data First (DataCar DMS, nouvelle version de eCARS21)

Solware (DMS : WinMotor)

Fiducial (V-DMS)