Archives pour la catégorie Technologie

Créer une image avec un algorithme

L’art est partout, même dans les maths :)

Vous vous demandez des fois comment on peut créer des images avec des algorithmes ? Voyons comment c’est possible avec un exemple :

myImage

Pour dessiner cet astre orbitant autour d’une étoile, on explique « simplement » en plusieurs étapes à l’ordinateur comment dessiner :

  • un carré noir (le fond),
  • une zone jaune de moins en moins dense (l’étoile proche),
  • des points orangés dispersés aléatoirement (les étoiles lointaines),
  • une boule avec un effet d’ombre (l’astre).

Un algorithme, c’est une succession d’instructions que l’on donne à l’ordinateur. Il existe plusieurs langages algorithmiques en informatiques : nous allons aujourd’hui nous servir de JavaScript.

Le fond noir

Le fond noir, c’est juste un rectangle. En JavaScript, quand on créé une image simple de dimension (l, L), on stocke un rectangle noir de largeur l et de longueur L. L’unité de longueur étant simplement le pixel.

Du coup, quand on écrit :

var output = new SimpleImage(320, 320);

On obtient :

myImage(1)

L’étoile proche

Pour l’étoile proche, on tire simplement une droite un peu en diagonale. En partant du bord en bas à gauche, on colore le premier pixel en jaune. On colore ensuite tous les autres jusqu’à la droite en diagonale en demandant à l’ordi d’utiliser un jaune de plus en plus sombre (jusqu’au noir). En JavaScript :

for(var pixel of output.values()){
    pixel.setRed  (1.5*pixel.getY()-pixel.getX());
    pixel.setGreen(1.5*pixel.getY()-pixel.getX());
}

Littéralement, on regarde chaque pixel et lui assigne une valeur jaune dont la coloration va dépendre de sa position sur l’image. Plus le pixel sera en bas et plus le jaune sera vif, plus il sera en haut et plus il sera sombre. De même, plus il sera sur la droite et plus il sera sombre.

Pixel.setRed et setGreen sont des fonctions permettant de choisir les couleurs. Pour faire court, la couleur de chaque pixel est créé à partir d’une combinaison de rouge (Red), vert (Green) et bleu (Blue) dont l’intensité varie de 0 à 255. Un pixel noir aura des valeurs rouge, vert, bleu (R,G,B) de 0,0,0 et un blanc 255,255,255. Le jaune choisi en bas à droite est (255,255,0).

Pour comprendre la petite formule, il faut juste savoir que l’image est représenté par un plan de coordonnées (X,Y) et que le point d’origine (0,0) est le point en haut à gauche.

Donc quand j’écris :

pixel.setRed  (1.5*pixel.getY()-pixel.getX());

je demande d’établir la coloration rouge du pixel à la valeur (1.5*pixel.getY()-pixel.getX()). Pour le point de coordonnées (10, 50), sa valeur Red sera de 1,5*50 – 10 = 65.

Et donc sa valeur (R,G,B) après exécution du code  : (65, 65, 0)

En image :

myImage(4)

Les étoiles lointaines

Pour les étoiles, on va dire à l’ordinateur de mettre des pixels oranges un peu partout. Comment ? C’est simple : on va regarder chaque pixel, un à un, et va tirer un nombre au hasard entre 0 et 1. On va ensuite dire à l’ordi de le colorer en orange si ce nombre est supérieur à 0,995 par exemple. Si on veut plus d’étoile on diminue ce seuil, si on en veut moins on le rapproche de 1. En langage JavaScript ça donne ça :

for(var pixel of output.values()){
 if (Math.random() > 0.995){
        pixel.setRed(255);
        pixel.setGreen(140);
    }
}

Après exécution du code :

myImage(2)En exécutant tout le code depuis le début :

myImage(3)L’astre

Avant d’être une boule, notre astre est un cercle. Un cercle en maths, ce sont les points situés à égale distance d’un point. On va donc choisir un point (ses coordonnées) et colorier en jaune tous les points dans un certain périmètre voulu. Si on prend le point de coordonnées (150,150) et qu’on veut un rayon de 50 (pixels), on écrit :

for(var pixel of output.values()){
    if (dist(pixel, 150, 150)<50){
        pixel.setRed(255);
        pixel.setGreen(255);
    }
}

Après exécution du code :

myImage(5)

Pour faire l’effet d’ombre :

for(var pixel of output.values()){
    if (dist(pixel, 150, 150)<50){
        pixel.setRed(255-4*dist(pixel,100,100));
        pixel.setGreen(255-4*dist(pixel,100,100));
    }
}

C’est le même code sauf que la coloration rouge et verte change. Elle n’est plus simplement 255 mais 255-4*dist(pixel,100,100) avec la fonction dist définie comme suit :

function dist(pixel, x, y){
    var dx=pixel.getX() - x;
    var dy=pixel.getY() - y;
    return Math.sqrt(dx*dx+dy*dy);
}

En français ça veut dire que je pars du point de coordonnées (100,100) sur le cercle et je trace un cercle (encore!) de moins en moins coloré :

En image (sur fond blanc pour y voir mieux) :

myImage(6)

L’image complète

On a plus qu’à mettre ensemble les bouts de codes :

function dist(pixel, x, y){
    var dx=pixel.getX() - x;
    var dy=pixel.getY() - y;
    return Math.sqrt(dx*dx+dy*dy);
}
// start with a blank image
var output = new SimpleImage(320, 320);

for(var pixel of output.values()){
    pixel.setRed  (1.5*pixel.getY()-pixel.getX());
    pixel.setGreen(1.5*pixel.getY()-pixel.getX());
    if (Math.random() > 0.995){
        pixel.setRed(255);
        pixel.setGreen(140);
    }
    if (dist(pixel, 150, 150)<50){
        pixel.setRed(255-4*dist(pixel,100,100));
        pixel.setGreen(255-4*dist(pixel,100,100));
    }
}

Et on retrouve l’image initiale !

myImage(7)

Projet Fab lab : un robot qui roule

Nybi est le Fab lab (Fabrication Laboratory) de Nancy : un espace de partage de machines outils contrôlées par ordinateurs. Imprimantes 3D, découpes laser et surtout conseils avisés y sont disponibles :)

Projet n°1 : un robot qui roule tout seul

Pour mon premier projet, je m’associe à Florian Savona : un pro du bricolage qui a décidé de monter un petit robot se déplaçant tout seul à l’aide de capteurs.

Définition du projet

Après discussion, voici à quoi doit ressembler le robot :

20150620 Robot Fab lab– 2 plateaux pour la structures à découper au laser,

– 2 roues (de roller) actionnés par 2 moteurs (récupérés sur un mécanisme de voiture),

– 2 émetteurs/capteurs de distances pour guider le robot dans sa route,

– 1 carte arduino pour commander les moteurs à partir des informations reçues des capteurs.

Tous ces éléments seront assemblés à l’aide de pièces imprimées en 3D.

Modélisation sur ordinateur

La deuxième étape, c’est de tout modéliser sur ordinateur. Pour ça Florian a utiliser le logiciel de Google Sketchup : le résultat est superbe !

20150621 Robot

Afin de monter les roues de roller, deux autres petits supports sont nécessaires, les faux roulements :

20150621 Robot faux roulementsImpression 3D

Les roues, capteurs, carte Arduino et moteurs sont fournis par Florian. Les deux plaques rondes (en bleu) seront découpées au laser dans une planche de mélaminé.

Les autres pièces, dont les deux faux-roulement, vont être imprimée en 3D : le logiciel (host) utilisé pour communiquer avec l’imprimante est Pronterface. Pour pouvoir l’utiliser, le fichier 3D de Sketchup doit être converti au format sls. Les objets sont ensuite « slicés » afin d’être lus par Pronterface et d’être imprimés.

Notre premier essai est encourageant mais pas concluant (la machine 3D utilise normalement un support chauffant qui ne fonctionnait pas :( les pièces un peu déformées devront êtres réimprimées)

Suite : l’article sur le site du Fablab

Après la pause de l’été, les activité ont repris. L’évolution du projet de robot est à retrouver directement sur le site de nybi.

Le mot d’elle aussi

Pour ceux qui n’aiment pas les calembours, avouez que celui-ci a au moins le mérite de nous apprendre comment on prononce les trois lettres OSI dans le fameux modèle OSI^^

Le Modèle OSI, c’est quoi ?

C’est simplement une norme, un standard qui préconise comment les ordinateurs reliés entre eux doivent communiquer.

Parce qu’au début d’internet, chaque constructeur avait un peu sa manière de faire, ce qui n’aidait pas pour relier sur un même réseau des machines de marques différentes. Alors l’ISO (International Standard Organisation) a fait comme pour les autres industries et a créé une norme: le modèle OSI (pour Open System Interconnexion).

OSI décrit la construction standard d’une architecture réseau en 7 morceaux appelés « couches »:

– les couches basses (1, 2, 3, 4) décrivent le transport des données physiques entre les machines,

– les couches hautes (5, 6, 7) décrivent comment est traitée l’information.

Les 7 couches du modèles OSI

Imaginons la situation schématisée ci-dessous dans laquelle Zakia, depuis son salon, envoie un fichier Excel à Loïc, au travail :

OSIDans la pratique, elle met le fichier en pièce-jointe d’un e-mail et clique sur « envoyer. » C’est la flèche du haut du dessin.

Pour arriver à un tel niveau de facilité, l’information a quant à elle dû passer par toutes les couches : ce sont les autres flèches qui descendent et qui remontent.

Si on  reprend notre exemple, couche par couche :

7. Application  : c’est le logiciel qui sert d’interface entre Zakia et son ordinateur, donc ici sa messagerie mail.

6. Présentation : le mail est ensuite formaté pour être bien présenté : bonne sémantique, bonne syntaxe, cryptage/décryptage…

5. Session : une fois que le mail est prêt à être envoyé, une session doit être ouverte entre les diverses applications qui vont communiquer entre elles.

4. Transport : cette couche prépare le transport des données notamment en les divisant (en séquences) et en indiquant le port à utiliser. Du côté de Loïc, c’est au niveau de cette couche que ces mêmes données seront réunies. Le protocole le plus utilisé de la couche transport est le fameux TCP (Transport Control Protocol).

3. Réseau : une fois qu’on sait quel port utiliser, la couche réseau va se charger du routage (relai) du point A à un point B et de l’adressage des données (avec le protocole IP).

2. Liaison de données : c’est là qu’est établie la liaison physique entre les hôtes (certaines erreurs de la couche physique sont aussi corrigées là). Cette couche va fragmenter les données en trames qui seront envoyées une à une sur la couche physique.

1. Physique : la couche physique va recevoir les trames et les convertir en bits qui seront ensuite mis sur le média pour envoi. C’est donc sur cette couche que va se faire la transmission de signaux électriques ou optiques.

Et voilà le chemin que parcours le mail de Zakia (dans une sens puis dans l’autre) pour arriver jusqu’à Loïc, son destinataire !

Le 3D Printshow de Paris !

Vendredi & samedi, c’était le 3D Printshow de Paris : salon mondial de l’impression 3D ! Pour un évènement de cet envergure, on pouvait bien utiliser une salle d’exposition du Louvre pour accueillir une cinquantaine d’exposants, tous plus innovants les uns que les autres :)

 3d-printshow-paris-2014.

Des imprimantes 3D accessibles

L’impression en trois dimension n’est pas nouvelle, elle a même 30 ans. Mais alors qu’elle était un procédé de fabrication  très chère réservée surtout au prototypage, on la voit aujourd’hui débarquer dans nos salons. Vous pouvez aujourd’hui vous acheter une imprimante 3D pour le prix d’un smartphone !

3D printersLe stand du distributeur Pearl proposait ainsi la FreeScult 3D « EX1-Basic » pour 699,99€.

La UP Mini du fabricant Tiertime peut être acquise pour 750€.

Ultimaker propose ses imprimantes à partir de 1195€.

MakerBot commence sous la barre des 1400$.

Logiciel

Comme on peut s’en douter, pour créer des objets en 3D, il faut des logiciels spéciaux. Ces logiciels vont pouvoir enregistrer des fichiers dans un format lisibles par les imprimantes 3D, généralement un format dit STL.

Moi en 3DRassurez-vous, les imprimantes sont vendues avec un logiciel adapté, d’autres étant facilement téléchargeables sur internet : 3DSLASH nous a démontré la facilité d’utilisation de son logiciel qui permet de modifier des fichiers 3D existants.

MeshLab est un autre exemple d’application qui permet de lire et éditer des fichiers en trois dimensions. Comme on le voit sur la photo, les objets peuvent êtres créés ou même scannés. On peut alors imprimer n’importe quoi ou… n’importe qui !  😉

La matière

filaments 3DSur les imprimantes classiques en 2D, il fallait gérer le stock de papier plus les niveaux d’encres avec souvent plusieurs cartouches (oui je sais, je parle déjà au passé^^). Avec la 3D c’est marrant : pas de support ! Que de la matière, le plus souvent  aujourd’hui sous forme de filaments plastiques, même si on commence déjà à voir des recharges en forme de billes ou de granulés. Les deux principaux matériaux utilisés, m’a-t-on expliqué, sont l’ABS (plastique pure, style Lego) et le PLA (plus environnement friendly et souvent utilisé dans les emballages alimentaires).

Les entreprises chinoise esun et italienne Filamenti Plastici 3D nous proposaient leurs gammes de produits.

Imprimez en réseau

Vous voulez imprimer en 3D mais vous n’avez pas d’imprimante 3D ? Imprimez quand même ! Il existe des plateformes telles que Sculpteo qui vous permettent de télécharger et d’imprimer vos fichiers qui vous sont ensuite livrées.

3D Hubs est une plateforme qui connecte les possesseurs (particuliers) d’imprimantes 3D. Le principe est donc proche de Sculpteo, sauf que vous choisissez qui va imprimer votre création avant de lui envoyer.  3D GUEST est un site du même type qui va sortir bientôt et qui faisait sa promo au salon.

Imprimer par le haut

formlabs-form1plusCe qui est marrant avec l’impression 3D, c’est la diversité des technologies utilisées. La technique la plus montrée est celle consistant à construire un objet couche par couche, des pieds à la tête s’il s’agit d’un petit personnage. Formlabs, la start-up créée par une équipe de designers et ingénieurs du MIT, nous montre qu’avec le 3D printing tout est possible en faisant l’inverse ! Leur innovante imprimante Form 1+, exposée lors de ce salon, nous permettait de voir comment on imprime par le haut. Renversant !

Imprimer du chocolat !

gateau 3D printingOn peut vraiment tout imprimer : même des aliments ! Le stand de Choc Edge imprimait ainsi du chocolat. J’ai eu le privilège de gouter le gâteau que vous pouvez voir sur la photo : délicieux ! Les applications sont infinies : autant artistiques que pratiques. Les exposants ne manquaient d’ailleurs pas d’imagination en évoquant par exemple la possibilité de placer vos invités en inscrivant leur nom dans leur assiette^^ (plutôt que sur du papier).

.

Le stylo 3D

3DoodlerLe principe de l’impression 3D est de faire fondre de la matière pour la déposer grâce à un bras guidé automatiquement. Mais ce bras peut être le votre ! Dans ce cas, vous utilisez un stylo 3D comme le 3Doodler exposé au salon et que vous pouvez voir sur la photo. Son prix varie entre 70 et 100€.

.

Le 3D au service de l’art et de la déco

LacelampsGrâce à l’impression 3D, chacun peut laisser libre cours à sa créativité. Des artistes étaient ainsi conviés au salon :) Pierre-Yves Jacques nous exposait des objets très design comme cette lampe d’intérieur. L’intérêt de la technologie est qu’il peut réaliser votre projet sur mesure !

IMG_0533[1]3D&CO était aussi présente : cette start-up exposait notamment le Be Cube que l’on peut voir sur l’image. Ces petits cubes sont emboitables pour des constructions à l’infini, même les petits ronds de couleurs sont interchangeable grâce à un système d’aimants. A voir !

.

Le 3D au service de la médecine

Le 3D Printing peut aussi sauver des vies ! Le pire c’est que j’exagère même pas trop en disant ça^^ D’abord pour aider les médecins en chirurgie : il est possible de mesurer l’aorte (grosse veine) d’un patient et de l’imprimer en 3D afin de la visualiser et de prendre les décisions relatives à l’opération avant celle-ci. En effet, une fois qu’ils ont fait une ouverture, il faut souvent agir vite. Mieux vaut être bien préparé !

corset 3DUne autre application est dans la fabrication de corsets. Les personnes atteintes de scolioses doivent souvent porter ses objets permettant de soutenir leur buste. Le problème c’est que ce n’était pas ce qu’il y avait de plus agréable à porter… Mais ça c’était avant ! La technologie permet de faire du sur-mesure et surtout, car c’est très important pour les adolescents, de faire des corsets qui ont du style. Comme le raportait le représentant du 3D Printshow hospital, certains maintenant demandent s’il est obligé d’avoir une scoliose pour en porter !

Enfin, un autre point évoqué et sur lequel la recherche avance est l’impression de matière vivante. Si on pouvait imprimer des tissus, quels progrès on pourrait faire pour les greffes !

Imprimez vos meubles !!

meuble 3DLa je crois que la photo dit tout : même principe, en plus grand. Du coup c’est carrément des meubles de taille normale qui sortent de l’imprimante !

L’entreprise qui commercialise ces imprimantes 3D géantes s’appelle BigRep.

.

Toujours plus grand : imprimez même en ciment

Imprimante cimentDécidément ! On ne voit pas les limites à la technique d’impression en 3D qui peut littéralement s’appliquer à tous les secteurs. Ici on voit une imprimante (encore) plus grande dont le principe de fonctionnement est le même que la MakerBot ou la Ultimaker présentées plus haut, sauf que l’échelle n’est pas la même et que c’est du ciment qui est déposé en couche (et non du plastique).

1001 façons de lire

Les mille-pattes n’ont pas 1000 pattes : là c’est pareil^^ Néanmoins, lire aujourd’hui ce n’est pas forcément s’assoir à une table avec un livre et il y a plein de façons de faire. La technologie n’a pas épargné la lecture et les innovations dans ce domaine permettent à chacun de pouvoir concilier cette noble activité avec son rythme de vie. Voyons ça :

La sensation du papier

livre-coeurLa sensation de posséder un livre, de l’ouvrir, de l’annoter… reste irremplaçable. C’est pourquoi malgré toutes les solutions citées ci-après, le papier a encore une longue vie devant lui. La modernité lui permet même d’être diffusé plus rapidement (ex : Amazon) et les infos du web et les blogs (comme UnFauxGlobe 😉 ) peuvent aussi nous donner des idées de lecture que l’on peut ensuite acheter en librairie. Enfin, quand il s’agit d’un cadeau, le livre papier reste probablement le meilleur support.

Le support numérique

Web design in electronic devices vector eps10Peut-être êtes-vous en train de lire cet article sur votre PC, votre laptop (ordi portable), votre tablette, votre smartphone… ou celui d’un ami :) La presse est d’ailleurs disponible sur ces supports et des versions spéciales sont même réalisées pour améliorer le confort de lecture sur les écrans plus petits. On peut trouver de nombreux livres et articles en format PDF par exemple sur internet et gratuitement. Ainsi Livres pour tous est un site web présenté dans l’onglet Ressources Internet de UnFauxGlobe (lien ici) et qui propose des milliers de livres à télécharger.

Les liseuses

liseuseLes liseuses, ces tablettes spécialisées dans la lecture, offrent souvent un meilleur confort avec des écrans utilisant une technique dite d’encre électronique et dont le résultat se rapproche du papier, sans reflets. Très pratiques, elles s’emportent partout, peuvent garder en mémoire de très nombreux livres. L’inconvénient reste qu’elles ne sont pas aussi pratiques pour lire les PDF que les e-books à télécharger (mais dont les prix sont les mêmes que les versions papier).

Spritz

spritzimageSpirtz est le nom d’une start-up qui nous propose une nouvelle façon de lire sur un écran de montre ! L’innovation ne consiste pas en une loupe nous permettant de lire un texte ridiculement petit, mais en un logiciel permettant de faire défiler un à un chaque mot d’une phrase, d’une page, d’un article, d’un livre. En plus d’économiser de la place, cette nouvelle technologie permettrait également d’accélérer notre vitesse de lecture, notre regard n’ayant plus besoin de se déplacer sur la feuille. Faites le test ! www.spritzinc.com

L’audiobook

casque-beats-studio-by-dr-dre-rougeL’audiobook n’est pas nouveau mais, là aussi, les progrès techniques permettent de le démocratiser encore plus. Si vous souhaitez maintenir vos paupières fermées en lisant, vous pouvez le faire même avec youtube ! Il existe également des sites spécialisés, tels que www.booksshouldbefree.com (en anglais).

Vous ne savez pas quoi lire ? UnFauxGlobe regorge de suggestions de livres à ne pas manquer ! Rendez-vous ici et choisissez la catégorie qui vous correspond 😉

Bonne lecture !

Comment créer son site web ?

L’informatique, c’est magique ! On peut faire apparaitre ce qu’on veut, le multiplier et le partager autant qu’on veut. Mais alors que le magicien ne dévoile pas ses tours, ici oui !

Il y a plein de moyens de créer son site. Les étapes présentées ici sont celles qui ont été suivies pour fabriquer le site web UnFauxGlobe que vous êtes en train de lire. Comme c’est le principe sur ce site, tout est gratuit 😉

Bien sûr pour créer un site, il faut avoir un projet, un contenu à partager. C’est le cas ? Suivez les étapes !

  • Choisir un CMS (Content Management System)

wordpressUnFauxGlobe a choisi WordPress, un logiciel de blog en Open Source : c’est l’outil qui va vous permettre de créer votre site web. C’est sur WordPress que vous allez choisir la structure du site que vous voulez créer, le thème, écrire vos articles…

Pour télécharger WordPress : http://fr.wordpress.org/

  • Choisir un hébergeur

Comme son nom l’indique, un hébergeur sert à héberger les sites internet. On ne voudrait pas que le contenu de notre site s’efface dès qu’on éteint notre ordinateur, alors on le place sur des ordis qui restent allumés tout le temps : des serveurs.

webhostWebHost est l’hébergeur de UnFauxGlobe, c’est pour ça que le nom de domaine est « unfauxglobe.host56 ». On aurait pu ne garder que www.unfauxglobe.com, mais il aurait fallu pour ça acheter le nom de domaine.

Pour créer votre nom de domaine : www.000webhost.com

  • Création d’une base de données

mysqlL’hébergeur c’est un peu comme l’hôtel où va se loger le site web. Comme dans un hôtel, les personnes logées (des données) vont se voir attribuer une chambre (une base de donnée). On créé donc une base de donnée MySQL après avoir choisi son nom de domaine. Par exemple, pour UnFauxGlobe, la base de donnée s’appelle a3716028_chipie.

  • Transférer les fichiers avec Filezilla

filezillaOn a choisi notre hébergeur donc on sait que notre site ira se loger sur les serveurs de Host. Mais notre logiciel, que l’on a téléchargé, c’est WorPress : il faut donc aller mettre sur le serveur de Host tous les fichiers que l’on a téléchargés sur le site WordPress (et qui doivent être enregistré quelque part sur notre ordi). Cette tâche est simplifiée grâce à un outil FTP (File Transfer Protocole) : Filezilla. C’est aussi un logiciel qu’on télécharge (il se peut que vous l’ayez déjà).

Télécharger Filezilla Client : https://filezilla-project.org/

  • Construction du site

Une fois que tout ça est fait, on revient sur WordPress pour construire notre site web en suivant les étapes. Bien sûr c’est plus simple de le dire (ou de l’écrire) que de le faire, mais c’est surmontable 😉 Il y a beaucoup d’aide en ligne, il ne faut pas s’en priver. Il existe des tutoriels sur Youtube qui montrent pas à pas comment faire, par exemple :

Création d’un site web en 23 vidéos par Ben Mousnier

Avec du temps, de la motivation et grâce à la documentation du Web (notamment de UnFauxGlobe) chacun peut créer son site web. Lancez-vous !

Sauvegarde et Partage : BittorentSync

Voici 2 problématiques auxquelles nous faisons faces régulièrement en informatique : la sauvegarde et le partage de fichier.

Comment gérez-vous vos sauvegardes ?
media-floppy
Les données disponibles sur un seul support seront un jour perdues. Les supports amovibles ont une durée de vie limitée : une dizaine d’année en moyenne et peuvent même lâcher soudainement.
Les données stockées seulement via un service web peuvent devenir un jour inaccessibles : mot de passe oublié, bug du service, mauvaise manipulation…

De même comment partagez-vous vos fichiers et notamment les plus volumineux : musiques, photos, vidéos ?

Également, comment synchronisez- vous vos fichiers sur vos différents plateformes : ordinateurs, téléphones, tablettes…

La sauvegarde, le partage et la synchronisation de fichiers sont des problématiques liés car les difficultés dans leurs réalisations se rejoignent : réplication/synchronisation et accessibilité/sécurité des fichiers :

  • réplication/ synchronisation : il faut être capable de copier un ensemble de fichiers/dossiers sur d’autres systèmes et répercuter ensuite les modifications  (de préférence sans devoir tout renvoyer à chaque modification mineure…).
  • accessibilité/sécurité : les fichiers doivent être facilement accessibles et il faut également qu’on puisse définir qui y a accès et avec quel type de droits (lecture/écriture).

Les solutions les plus courantes sont les suivantes :

  • sauvegarde sur un disque externe :
    + simple et rapideGS_portable_hard_disk
    le disque externe est souvent à côté de l’ordi dont les données sont sauvegardés, il peut donc arriver un malheur aux 2 simultanément (vols, casse, incendie…).
    soit on gère la sauvegarde manuellement et c’est long et ça demande qu’on soit discipliné pour que ce soit fait correctement et régulièrement. Soit il existe des logiciels pour faire ça automatiquement mais ça complique souvent la tâche et je n’en ai vu aucun de vraiment performant.
    pour le partage il faut promener le disque dur ce qui diminue son espérance de vie

 

  • sauvegarde via un service de stockage en ligne (google drive, skydrive, dropbox, …)sauvegarde-donnees-cloud
    + la plupart de ces services proposent des logiciels clients très simple d’utilisation pour automatiser la sauvegarde.
    + accessibilité de n’importe où tant qu’on a une connexion internet
    + une fois en ligne on peut facilement partager ses fichiers et définir qui y a accès les espaces de stockage sont payants et limités
    on ne sait pas vraiment où vont les données… dans le nuage…
    les sauvegardes se font seulement par internet, ce n’est donc pas rapide… surtout pour des films, des gros volumes de photos ou musiques.
    les services sont payants
    on est limité en espace de stockage

Il existe bien sûr plusieurs autres solutions : scripts de synchronisation, RAID, gravure,… mais sont bien moins courante car complexe à mettre en œuvre.

J’ai personnellement opté pour une autre solution peu connu : la synchronisation pair à pair (Peer 2 Peer : P2P) avec BittorentSync.

images

BittorentSync c’est le petit frère du fameux logiciel/protocole Bittorent qui vous permet de télécharger plus ou moins légalement toute sorte de fichier volumineux (Évidemment le logiciel et le protocole n’ont absolument rien d’illégal mais les fichiers échangés le sont souvent…).

Le principe de BittorentSync est simple : à un dossier (contenant des fichiers) on associe une clé. La clé est une chaine d’une trentaine de caractères par ex : AR355VYO2X7RUHTCAXSKAL2IK5O7I2OIJ.

Il suffit ensuite d’envoyer cette clé sur une autre machine avec BittorencSync d’installé et de lier cette clé à un dossier de la machine et BittorentSync va synchroniser les 2 dossiers.

Vous pouvez faire le test avec la clé : AR355VYO2X7RUHTCAXSKAL2IK5O7I2OIJ qui contient quelques images en partage.

Le transfert de fichiers se fait en P2P avec Bittorent donc plus il y aura de machines qui partageront ce dossier plus les échanges seront rapides et plus les fichiers partagés seront accessibles !

Ce protocole a déjà largement fait ses preuves en termes de robustesse, de rapidité et portabilité :  il existe déjà des versions iphone, android, windows et linux !
En plus, si les machines communiquent directement entre elles, donc si elles sont sur le même réseau les transferts seront très rapides.

Voici quelques cas d’usage très pratique :

  • sauvegarder ses photos en les répliquant sur tous ses ordinateurs
  • synchroniser sa musique avec son téléphone
  • avoir les photos prises sur son téléphone automatiquement copiées sur son ordinateur
  • travailler sur des fichiers sur plusieurs ordinateurs
  • synchroniser les sauvegardes de ses jeux vidéo entre plusieurs machines

Il est également possible pour un dossier de générer une clé « lecture seule », celui qui réceptionnera la clé recevra vos fichiers mais vous ne recevrez pas les modifications qu’il fera. C’est pratique si on n’a pas trop confiance mais qu’on souhaite quand même faire des sauvegardes.

Un récapitulatif des avantages/inconvénients :

simple d’utilisation et autonome (il travaille en arrière plan)
+ disponible sur quasiment toutes les plateformes
basé sur un protocole connu et performant
+ on reste « maître » de ses donnés : pas de « nuage »
+ plus on partage plus les échanges sont rapides, les fichiers accessibles et parfaitement sauvegardés.
+ quand un fichier est modifié il n’est pas complètement renvoyé
+ pas de limite d’espace de partage
+ gratuit
impossible de mémoriser les clés de ses dossiers il faut les noter quelques part, dommage qu’on n’ait pas une interface web pour gérer ses clés
le logiciel consomme par moment beaucoup de CPU
si un dossier a été partagé, il n’est pas possible de n’en télécharger qu’une partie : le logiciel récupèrera tout le contenu ( il sera ensuite possible de définir des exclusions de fichier).

J’utilise ce logiciel depuis plusieurs mois notamment pour les cas cités ci-dessus, il a considérablement simplifié les échanges de fichiers et sauvegarde entre mes différents supports. Mais il n’est pas encore parfait, il manque encore quelques options de synchronisations  et ne pas encore prétendre remplacer les scripts de synchronisation basés sur Rsync que j’utilise pour alimenter mon NAS.

L’imprimante 3D

Imprimer en 3 dimensions, c’est possible ? Oui ! Et même à la maison !

Lien vers vidéo : Imprimante 3D CUBE

 Evolution de l’imprimante 3D

L’idée d’imprimer en 3D n’est pas nouvelle, on imprime même en trois dimensions depuis déjà plusieurs décennies. Sauf que pour ces débuts, l’imprimante 3D était une exception : très chère, elle ne pouvait guère servir qu’à produire des prototypes. Mais aujourd’hui les choses ont changé. Comme vous aurez pu vous en rendre compte en regardant la petite vidéo, il existe même des imprimantes 3D personnelles. Au Japon, le gouvernement a d’ailleurs annoncé qu’il comptait subventionner l’utilisation de ces machines dans les écoles afin que la nouvelle génération soit plus à l’aise avec cette technologie.

 

  •  Qu’est-ce qu’on peut imprimer avec une imprimante 3D ?

Presque tout ! Les applications de l’imprimante en 3D semblent sans limites. Les formes simples sont évidemment faciles à fabriquer, mais cette technologie ne se limite pas à fabriquer de petits objets en plastique unicolores et uni matériaux. Certaines machines permettent en effet de combiner les matières et même de fabriquer des objets en métal. On peut ainsi aujourd’hui imprimer des pièces de moteur d’avion ! Et ça ne s’arrête pas là : des applications médicales sont également en développement pour imprimer des prothèses et aussi des organes (en utilisant des cellules vivantes au lieu de plastique comme matière première). Un ingénieur américain va jusqu’à proposer d’imprimer une voiture ! L’imprimante 3D peut encore être utilisée pour fabriquer des objets du quotidien comme de la décoration, de la vaisselle, des boutons, des jouets… tout ce que vous pouvez imaginer 😉

Même la célèbre marque Légo réfléchirait à proposer l’impression 3D d’une partie de ses jouets !

 

  • Comment ça marche ?

Comme on le voit sur la vidéo, la plupart des imprimantes 3D fonctionnent d’une façon similaire aux imprimantes 2D, sauf qu’au lieu de déposer de l’encre elle dépose de la matière. La machine fait fondre le matériau et fabrique l’objet voulu couche par couche. Bien entendu, il faut des logiciels spéciaux pour guider la machine : Microsoft Word ou Open Office ne permettant d’imprimer qu’en 2D. Mais il est également possible de télécharger des modèles tout faits. Par contre le temps de réalisation est encore souvent assez long, prévoyez donc de laisser tourner le schmilblick pendant la nuit. L’intérêt de cette technologie, en plus de pouvoir fabriquer de petites séries, est l’économie de matériaux : il s’agit en effet d’un processus de transformation additif (additive manufacturing) et non pas substractif. Ainsi on n’utilise que la matière dont on a besoin au lieu de faire une découpe et de jeter le reste. Et puis, comme on l’a vu, l’imprimante 3D ne se limite pas au plastique : des machines plus sophistiquées permettent d’imprimer en métal par exemple.

 

 C’est accessible ?

On s’en doute, ce genre de matériel n’est pas donné. Mais le prix de certaines machines est très comparable aux produits Apple que l’on voit partout. L’imprimante de la vidéo, appelée Cube, est par exemple vendue 1500€. Ses cartouches coutent environ 60€ et on peut fabriquer avec environ 60 petits objets (pour un cout unitaire de 1€ donc). L’entreprise Selectronic propose son imprimante 3D Vellenan à 700€ (cartouches à partir de 30€) et Kickstarter va lancer bientôt son imprimante Buccaneer pour 500€.

 

  • Point de vue

Je m’intéresse depuis quelques mois à cette nouvelle technologie. Je pense que ça peut amener beaucoup de changements. Aujourd’hui, si votre voiture est en panne mais que le garagiste n’a pas la bonne pièce, vous n’avez plus qu’à être patient et à espérer qu’on vous propose un véhicule de remplacement. Demain, qui sait, le garagiste pourra peut-être simplement télécharger le modèle de la pièce et l’imprimer. Dans ce cas, le transport des objets pourrait diminuer : au lieu d’envoyer une cargaison, il suffira d’envoyer directement les modèles et les logiciels d’exécution (le trafic se limitant alors aux matières premières). Ce sera alors la propriété intellectuelle, plus que celle des biens, qu’il faudra bien protéger.