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Gestion des stock : la formule de Wilson

Wilson n’est pas seulement une marque de raquette de tennis : c’est aussi le nom d’une formule utilisée en gestion pour déterminer la quantité optimale de stock à commander. Par exemple en concession, les magasiniers doivent toujours avoir des stocks de pièces de rechange à disposition de l’atelier et des clients afin que les réparations puissent être faites au plus vite. Mais quand il y a plus de 10 000 pièces différentes dans le magasin (essuie-glaces, filtres à air, pots catalytiques, pneus, plaquettes de frein, amortisseurs, courroies, batteries…) il vaut mieux avoir des méthodes standardisées pour faciliter les décisions !

pieces-detachees-auto

La difficulté vient du fait que toutes les pièces ne se vendent pas avec la même fréquence : il sera intéressant pour le magasinier d’avoir toujours en stock beaucoup d’ampoules qui ont un cout d’achat assez faible, ne prennent pas beaucoup de place et sont communes à plusieurs modèles de voitures. Par contre, il n’aura pas besoin de garder en masse des pots catalytiques plus chers, plus volumineux et qu’on change moins souvent.

Les variables

L’idée générale est donc la même : optimiser la quantité des commandes de stock pour minimiser les cout d’approvisionnement et de stockage tout en évitant les ruptures de stocks qui pourraient faire perdre des clients. Mais on l’a compris, cette optimisation est spécifique à chaque pièce : on peut donc employer une formule générale dont les variables changeront selon la pièce concernée.

La quantité de stock optimale à commander est notée Q* (l’étoile veut dire que c’est optimal). Elle va dépendre de D, la demande annuelle pour la pièce (nombre d’unités vendues par an), de K, le cout de la commande (par exemple la livraison) et h, le cout de stockage de la pièce sur un an. La formule est la suivante :

qtite optimale

Et c’est logique : si une pièce est beaucoup demandée (D est grand) on va faire de grosses commandes. De même, si les frais de port sont élevés (K est grand), on va rentabiliser les commandes en les faisant plus grosses. A l’inverse, si le stockage est couteux (h est grand) par exemple à cause de la location de l’entrepôt, on préfèrera faire des commandes plus petites.

Et d’où elle sort cette jolie formule ?

Cette formule a été inventée par… et bien pas par Wilson tiens ! Wilson l’a beaucoup appliqué, mais ce serait un Harris W. Ford qui en serait à l’origine. Il a simplement posé le problème d’optimisation qui permet de trouver la quantité d’une commande en langage mathématique (on dit aussi modéliser).

L’idée, c’est que pour notre magasinier, le cout total (CT) d’une commande de stock est la somme du cout d’achat des pièces + le cout de la passation de la commande (taxes, frais de port…) + le cout de stockage. En langage mathématique ça donne :

equation cout« c » est le prix d’achat unitaire, donc cD est le cout d’achat pour toute les pièces qu’il faut acheter.

  • Le cout de passer une commande est estimé par DK/Q. Ce n’est qu’une estimation, un choix : quand on traduit du français vers l’anglais, il faut des fois trouver l’expression qui se rapproche le plus de ce que l’on veut dire, c’est pareil quand on traduit du français vers les maths 😉 . L’intérêt de cette expression, c’est qu’elle reflète le fait que ce cout est plus élevé si la demande est élevée (il va falloir faire plusieurs commandes dans l’année), mais en même temps le cout diminue si on regroupe les commandes (Q plus grand).
  • Pour estimer le cout de stockage, on multiplie le cout unitaire h par la quantité en stock. Mais celle-là on ne la sait pas ! Alors on dit qu’elle se situe quelque part entre 0 et Q (la quantité qu’on commande). Le plus simple étant de prendre la moyenne, c’est donc Q/2^^

Quand on est magasinier, on veut choisir la commande (Q) pour minimiser le cout total (CT). En langage mathématique : on fait un programme de minimisation de la fonction CT(Q).

La minimisation du cout

On veut donc minimiser la fonction CT(Q) qui est la fonction qui donne pour chaque quantité de commande Q le cout total CT correspondant. Voici à quoi ressemble cette fonction :

Graph methode WilsonCette courbe du coup total (CT) représente le fait que dans un premier temps, plus la quantité des commandes augmente et plus elles sont rentables. Mais arrivé à un seuil (Q*), la tendance s’inverse. Si les commandes sont trop grosses, ça veut dire qu’on en fait moins et au bout d’un moment, ça créé des ruptures de stocks. Pour optimiser sa commande de pièces, notre magasinier voudra donc choisir la quantité Q* pour laquelle le cout total est le plus bas (CTmin).

Comme la courbe est simple (une parabole), ce n’est pas trop compliqué de trouver le Q* mathématiquement. Il s’agit du point au milieu, entre la partie de la courbe qui descend et celle qui monte. En maths, quand une courbe descend, on dit que sa dérivée est négative et quand elle monte, on dit qu’elle est positive. Donc notre Q*, il est juste à l’endroit ou la courbe ne monte pas ni ne descend : là on dit que sa dérivée est nulle (égale à 0).

Voilà pourquoi pour trouver Q*, on doit simplement calculer la dérivée de la fonction CT et dire qu’elle est égale à 0. Là vous me direz : on fait comment pour trouver cette dérivée magique ? C’est la partie un peu moins drôle, mais qu’on peut tout fait résoudre en appliquant quelques règles qu’on trouve sur wikipédia :

equation cout

Sa dérivée est :

Image1

Du coup, on veut juste résoudre cette expression :

equation equivEt le résultat c’est :

qtite optimale

Magique ! :) C’est la formule de Wilson ! Elle a donc bien été obtenue par une minimisation du cout (on choisi la quantité telle que le cout final soit le moins élevé, ce qui est logique).

Les constructeurs automobiles européens

Les constructeurs automobiles sont nombreux mais limités du fait des investissements très importants nécessaires pour entrer sur le marché. Petite présentation des 5 principaux groupes de constructeurs en Europe : les français Renault et PSA Peugeot-Citroën, les allemands BMW Group et Daimler AG et le groupe italien Fiat.

Les constructeurs français

Renault-Nissan

L’alliance Renault Nissan est un groupe créé en 1999 à la suite d’une période financière difficile pour le constructeur Japonais Nissan. Le PDG de Renault et de Nissan est Carlos Ghosn (industriel Franco, libano, brésilien). Renault détient aussi une filiale roumaine qui produit la marque Dacia.

Renault

renaultLe géant de l’automobile, acteur clé du développement de l’automobile, a été créé en 1898 par les frères Renault. Le groupe a son siège social à Boulogne-Billancourt près de Paris et possède aujourd’hui 17 usines dans le monde qui fabriquent plus de 2 millions de véhicules par an. Renault possède également 80% du capital de Renault Samsung Motors, la branche automobile de la marque coréenne.

Nissan

Nissan LogoNissan est un constructeur automobile japonais né en 1932 sous le nom de Datsun. Pendant un temps, le nom Nissan fut utilisé nationalement alors que Datsun était utilisé à l’international. Ce dernier fut abandonné avant de revoir le jour en 2013 quand Nissan a décidé de réutiliser le nom. NIssan a écoulé 5,1 millions de véhicules en 2013.

Dacia

dacia-logoDacia est un constructeur roumain créé en 1966 et filiale du groupe Renault depuis 1999. C’est l’une des plus importantes entreprises de l’économie roumaine. Dacia permet à Renault d’offrir des véhicules très compétitifs en terme de prix tout en assurant la qualité connue du groupe. Plus de 93% de la production de la firme roumaine est exportée vers plus de 34 pays et en 2012, Dacia a vendu plus de 360 000 voitures dans le monde.

Infiniti

infiniti-cars-logo-emblemInfiniti est la marque de luxe de Renault-Nissan, introduite en Amérique du Nord en 1989. Si la marque a du mal a percer sur le marché mondiale, plus de 183 000 véhicules se sont tout de même écoulés en 2013.

 

PSA Peugeot-Citroën

Le groupe PSA Peugeot-Citroën regroupe les marques Peugeot et Citroën pour un total de vente de 2?8 millions de véhicules dans le monde en 2013. Après l’annonce d’une nouvelle perte au cours de l’exercice 2013 (5 milliards), l’Etat français et le constructeur chinois Dongfeng deviennent actionnaires, la famille Peugeot n’étant plus majoritaire au capital.

PeugeotA l’origine, la marque du Lion était une entreprise familiale fondée par deux frères en 1810 et qui produisait des moulins à grains. La société de diversifie et construit sa première automobile en 1889 : le Serpollet Peugeot (tricycle à vapeur). En 1953, elle commercialise son premier scooter. La marque, qui a fusionné avec son homologue Citroën pour former la holding PSA, a vendu plus de 1,5 millions de véhicules en 2013.

citroenEn 1919, André Citroën recycle son usine d’obus et sort son premier modèle la même année : la Type A. En 1934, l’entreprise en difficulté financière sera reprise par Pierre Michelin du groupe Michelin et en 1976, l’état demande à la famille Peugeot de sauver son concurrent de la faillite. La marque achète donc 90% du capital de Citroën à Michelin et devient le groupe PSA Peugeot-Citroën. En 2013, un peu de moins de 1,3 millions de véhicules Citroën ont été vendus dans le monde.

Les constructeurs allemands

 BMW Group

Le groupe BMW regroupe les marques BMW, Mini (depuis 1994) et Rolls-Royce (depuis 1998). En 2013, il totalisait 1,96 millions de véhicules vendus.

BMW

bmwBMW (Bayerische Motoren Werke), créée en 1916 à Munich, était à l’origine un fabriquant de moteur d’avion. En 1919, à la suite de l’interdiction faite aux allemands de produire ses activités aéronautiques et militaires, BMW produit des motos (1923) puis des voitures (1928). 1,65 millions de voitures ont été produites par la marque en 2013.

Mini

mini-logoLa marque Mini, créée en 1956, appartenait au groupe Rover avant de passer sous les couleurs de BMW. Afin de différencier ses nouveaux modèles de la mini originale, la marque allemande décide d’écrire MINI en majuscule. 305 030 voitures de la marque ont été vendues en 2013.

Rolls-Royce

Rolls_RoyceRolls-Royce est une marque de luxe anglaise créée en 1904 par Henry Rolls et Jon Stewart Royce. C’est en 1998 que l’entreprise a été rachetée par le groupe BMW. La production de voitures Rolls-Royce est très limitée : seuls 3630 véhicules ont été vendus en 2013 (mais très chères : en 2012 le chiffre d’affaires du groupe était de 14,3 milliards d’euros pour 3 575 voitures vendues).

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Daimler AG

Daimler AG est une référence mondiale de marques prémium de l’automobile puisque la compagnie produit les fameuses Mercedez-Benz, Smart ainsi que des poids lourds. Le groupe a écoulé 1,56 millions de voitures en 2013.

Mercedes-Benz

Mercedes-LOGOMercedes-Benz est une marque allemande de voitures et poids lourds qui a vu le jour en 1926 de la fusion de benz & Cie et de Daimler Motoren Gesellschaft. La firme à l’étoile a vendu en 2013 plus de 1,46 millions de voitures dans le monde.

 Smart

smart-emblemC’est l’inventeur de la montre suisse Swatch, Nicolas D. Hayeck, qui a l’idée de créer une voiture pratique et adaptée à la ville. Il s’associe d’abord avec le constructeur allemand Volkswagen en 1991, mais c’est pour finir d’un partenariat avec Mercedes-Benz que naitra la Smart en 1994. Plus de 100000 modèles ont été vendus en 2013.

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Volkswagen AG

Le groupe Volkswagen est passé devant General Motors (GM) pour devenir le deuxième constructeur mondial. En 2013, il a vendu 9,73 millions de véhicules (9,71 pour GM), un peu moins que Toyota qui en a distribué 9,98 millions.

Volkswagen (VW)

Volkswagen_5La Coccinelle est la première Volkswagen. Elle a été inventée par l’ingénieur Ferdinand Porsche en 1934 et commercialisée en 1938. La Coccinelle a été vendu au total à plus de 21 millions d’exemplaires dans le monde. En 1974, Volkswagen lance une voiture à succès : la Golf qui sera vendue à quelque 30 millions d’exemplaires. En 2013, 5,9 millions de voitures de la marque Volkswagen ont été vendues.

Audi

audi-cars-logo-emblemLa marque premium a pour origine l’entreprise automobile Horch et Cie créée en 1899. Dix ans plus tard son fondateur, August Horch, créé une deuxième entreprise : Audi. La filiale haut de gamme de Volkswagen, entrée dans le groupe depuis 1964, a vendu 1,57 millions de véhicules en 2013.

Skoda

skodaLe groupe industriel tchèque Skoda a été créé en 1869 par l’ingénieur Emil Skoda mais ce n’est qu’en 1925 qu’il se dote d’une branche automobile en rachetant une entreprise déjà existante (Laurin & Kement). Il a ensuite été lui même racheté en 1991 par l’allemand Volswagen. Près de 940 000 voitures Skoda ont été vendues en 2013.

Seat

Seat Logo 5La marque espagnole SEAT (Sociedad Española de Automóviles de Turismo) a été créée à Barcelone en 1950. Seat a été partenaire pendant 30 ans de Fiat, jusqu’en 1982. C’est en 1986, la marque est devenue une filiale du groupe Volkswagen. En 2012, Seat avait écoulé quelque 320 000 véhicules.

Porsche

porscheIl est logique de retrouver Porsche dans le groupe Volkswagen puisque l’entreprise allemande a été fondée en 1931 par Ferdinand Porsche, le même ingénieur à l’origine de la première voiture Volkswagen. La marque de luxe a vendu plus de 162 000 voitures dans le monde en 2013.

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Lamborghini

Lamborghini-logo-small1Né en 1951, Lamborghini était à l’origine un constructeur de tracteur italien ! L’histoire de l’entreprise en tant qu’industrie automobile commence en 1963, son fondateur étant Ferruccio Lamborghini. En 1998, la marque se fait racheter par l’Allemenad Audi et entre donc dans le groupe Volkswagen. Le volume de vente de ces voitures de luxe est réduit : un peu plus de 2100 en 2013.

Bugatti

bugatti-cars-logo-emblemBugatti est un constructeur alsacien de voitures de luxe.  La marque qui a fêté son centenaire en 2009 appartient au groupe Volkswagen depuis 1998. En un siècle, moins de 8000 voitures sont sorties d’usine. Mais la qualité des véhicules, justifiant des prix très élevés (2,18 millions d’euros pour la Rembrandt Bugatti fabriquée en trois exemplaires) ne compense pas le faible volume de vente : Bugatti connait donc quelques difficultés financières.

Bentley

logo-bentley-o-1174Bentley est une marque de luxe anglaise dont la première voiture a vue le jour en 1919. L’entreprise basée à Cricklewood, au nord de Londres, est aussi entrée dans le groupe Volkswagen en 1998. Plus de 10 000 voitures de la marque ont été vendues en 2013 (dans des prix de l’ordre de 200 000€).

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Les constructeurs italiens

Groupe Fiat

Depuis qu’il a racheté le constructeur américan Chrysler en 2013, le groupe italien Fiat est devenu Fiat Chrysler Automobiles. Fiat et Chrysler ont vendu à eux deux en 2013 près de 4,4 millions de véhicules dans le monde.

Fiat

logo-fiatLa Fabbrica Italiana Automobili Torino (Usine italienne d’automobile de Turin) a été  fondée à Turin en 1899. Les deux modèles phares de la marque sont la Fiat Panda, apparue dans les années 80, et la Fiat 500, lancée en 2007 et qui a atteint il y a peu le million d’exemplaires. Les ventes de Fiat ont plutôt suivies une tendance à la baisse ses dernières années. Environ 920 000 voitures Fiat avaient été mises sur les routes en 2011.

Abarth

 abarth_logoLa société Abarth a été fondée en 1949 à Turin par Carlo Abarth. Plus qu’un constructeur, Abarth est plutôt un transformateur de voiture, très connu pour sa version sport de la Fiat 500. La marque fait partie du groupe Fiat depuis 1971. Environ 16 000 Abarth avait été vendues en 2012.

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Chrysler

chrysler-5-logo-primaryChrysler est lui même un groupe, comme Fiat, regroupant plusieurs marque (Chrysler, Dodge, Jeep). L’entreprise américaine Chrysler a été fondée en 1925 par Percy Walter Chrysler. Son développement est très rapide : dès 1926 l’entreprise a déjà 3800 concessions dans les États-Unis. Le groupe a fusionné récemment avec son homologue italien. En 2012 il avait vendu 2,2 millions de véhicules.

Lancia

Lancia_2007_(logo)Créé en 1906, Lancia est un des plus vieux constructeurs automobiles italien. La marque à l’image luxueuse et raffinée a intégré le groupe Fiat en 1969 (perdant de l’argent, elle a accepté le rachat par son homologue italien). En 2012, La marque a vendu environ 94 000 véhicules. Mais ses ventes à l’étranger n’atteignent pas 25% du total, d’où la décision du groupe Fiat de restreindre la distribution de la marque au marché domestique. D’après certains blogs, c’est le début de la fin pour Lancia…

Alfa Romeo

alfa-romeoAlfa Romeo est une entreprise milanaise qui a vu le jour en 1910 sous le nom de Anonima Lombarda Fabbrica Automobili (ALFA). Dans les années 20 le fameux Enzo Ferrari, à l’origine de la marque éponyme, fait parti de l’équipe de pilote d’Alfa Romeo. En 1933, la société qui a des difficultés financières passe sous le contrôle de l’Etat italien jusqu’en 1986 et va fabriquer des moteurs d’avions et des camions. C’est en 2007 que la marque entre dans le groupe Fiat. En 2013, elle a vendu 101 000 voitures.

Jeep

jeepL’origine de la Jeep remonte à 1940 quand l’armée américaine avait lancée un appel d’offre pour une voiture destinée à un usage militaire répondant à un cahier des charges précis. Trois sociétés entrèrent sur le marché (Willys-Overland, Bantam et Ford) et la première Jeep (qui ne portera ce nom qu’après la guerre) vit le jour en 1941. En 1987 Jeep fut rachetée par Chrysler et entra donc dans le groupe Fiat en même temps que lui. Plus de 730_000 Jeep ont été vendues en 2013.

Ferrari

Ferrari_LogoEnzo Ferrari est le fondateur de la fameuse marque de luxe éponyme italienne. E.Ferrari a travaillé pour la société Lancia puis a été pilote de course sous les couleurs d’une autre marque italienne : Alfa Romeo. D’après un accord avec Fiat de 1969, le groupe est devenu majoritaire au capital de Ferrari à la mort de son fondateur en 1988. Un peu moins de 7000 voitures de la marque au cheval cabré ont été vendues en 2013.

Maserati

MaseratiLa marque luxueuse de voitures de sport et de course italienne a été créée en 1914 par les frères Maserati. Son symbole, un trident, est inspiré de la fontaine de Bologne, ville du Nord Est de l’Italie et d’où la société est originaire. En 1968 la marque, alors en difficultés financières, passe sous le contrôle de Citroën (qui s’en séparera en 1975, le groupe ayant lui-même des soucis financiers). En 1983 Maserati intègre l’américain Chrysler et sera ensuite racheté par Fiat quatre ans plus tard, en 1987. En 1997, Fiat décide de fusionner Ferrari et Maserati. En 2013, 15 400 véhicules de luxe de la marque au trident ont été mises sur les routes.

 

Sources :

– Patrick Garcia (21/01/2014) Résultats 2013 PSA Peugeot Citroën : loin d’être catastrophique, paru sur caradisiac.com : http://www.caradisiac.com/Resultats-2013-PSA-Peugeot-Citroen-loin-d-etre-catastrophique-91849.htm

– Le Figaro (13/01/2014) BMW : records des ventes en 2013, toujours leader, paru sur Le Figaro.fr : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/01/13/97002-20140113FILWWW00384-bmw-ventes-records-en-2013-toujours-leader.php

– Le Figaro (14/02/2014) PSA devient officiellement franco-chinois : http://www.lefigaro.fr/societes/2014/02/18/20005-20140218ARTFIG00232-l-etat-et-le-chinois-dongfeng-entrent-au-capital-de-psa.php?cmtpage=0#comments-20140218ARTFIG00232

– Le Figaro (06/02/2014) Mercedes n’a jamais vendu autant de voitures dans le monde : http://www.lefigaro.fr/societes/2014/02/06/20005-20140206ARTFIG00207-mercedes-n-a-jamais-vendu-autant-de-voiture-dans-le-monde.php

-Mathieu Larraux (10/01/2014) News Mercedez-Benz, sur tf1.fr : hausse des ventes de 11% en 2013, http://www.tf1.fr/auto-moto/actualite/mercedes-benz-hausse-des-ventes-de-11-en-2013-8344720.html

– Challenge.fr (29/01/2014) Renault-Nissan a battu son record de ventes en 2013, http://www.challenges.fr/entreprise/20140129.CHA9745/nouveau-record-des-ventes-pour-renault-nissan-en-2013.html

– La Tribune (18/01/2013) Dacia a enregistré en 2012 un nouveau record de ses ventes, sur Daciagroup.com : http://www.daciagroup.com/fr/presse/communique-de-presse/2013/dacia-a-enregistre-en-2012-un-nouveau-record-de-ventes

– Le Figaro (30/01/2014) VW : 2e constructeur automobile mondial, http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/01/30/97002-20140130FILWWW00254-vw-2e-constructeur-automobile-mondial.php

– Benoit Alves (03/03/2014) Rembrandt, la quatrième légende de Bugatti, sur larevueautomobile.com : http://www.larevueautomobile.com/Salon-Auto/Bugatti_Legende-Rembrandt_7109.actu

– Frédéric Euvrad (14/02/2012) Fiat : est-ce que ça va si bien que ça ?, sur blogautomobile : http://blogautomobile.fr/fiat-aa-va-bien-aa-141410#axzz31ADP3rG9

– Damien Rulière (04/05/2013) Abarth 2013 – le scorpion en a sous la pédale, paru sur Automobile.com : http://www.actualite.voitures.com/actualite_automobile/40-autour_de_l_auto/7800-abarth_2013__le_scorpion_en_a_sous_la_pedale.html

– Le Monde (30/01/2013) Chrysler a décuplé son bénéfice net, http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/30/chrysler-a-decuple-son-benefice-net-en-2012_1824580_3234.html

– Historique BMW sur BMW.cohttp://unfauxglobe.host56.com/wp-admin/post.php?post=535&action=edit&message=1m : http://bmw.elite-auto.fr/histoire.asp

– Fiat Group (09/05/2013) Lancia sales 2012 full year analysis :  http://fiatgroupworld.com/2013/05/09/lancia-sales-2012-full-year-analysis/

– Deudeuchmania(12/01/2014) CLap de fin pour Lancia : http://deudeuchmania.over-blog.com/categorie-11811158.html

– Patrick Garcia (03/02/2014) Vantes Maserati 2013 : les 50000 unités sont encore loin, sur Caradisiac.com http://www.caradisiac.com/Ventes-Maserati-2013-les-50-000-unites-sont-encore-loin-92132.htm

– Maël (14/02/2014) Ferrari perd des ventes en 2013, mais pas d’argent, sur sportauto.fr, http://news.sportauto.fr/news/1479987/Ventes-2013-R%C3%A9sultats-Ferrari-California-T

Code SIREN et code SIRET

Les codes SIREN et SIRET sont des numéros donnés respectivement aux entreprises et à leurs établissements (SIREN : Système d’Identification du Répertoire des ENtreprises / SIRET : Système d’Identification du Répertoire des ETablissement). En France, chaque personne a un nom et un numéro de sécurité sociale par exemple. Pour les entreprises, elles ont aussi un nom (on dit « raison sociale ») et on leur attribue un numéro : le SIREN. Une entreprise peut exercer son activité dans plusieurs établissements distants auxquels on donne un numéro SIRET. Il est formé à partir du numéro SIREN auquel on rajoute un suffixe (qu’on appelle NIC) :

siren

Exemple du constructeur automobile français Renault

Raison sociale : RENAULT SAS, SIREN : 780 129 987

Le siège social est à Boulogne Billancourt et son SIRET est 780 129 987 03591

Un établissement secondaire est à Marseille et son SIRET est : 780 129 987 03971

Le Répertoire SIRENE de l’INSEE

sirèneLe SIREN et le SIRET sont tous deux des codes INSEE, c’est à dire des numéro administratifs délivrés par l’Institut National de la statistique et des études économiques. Ces codes sont ensuite accéssible sur la base de données de l’INSEE, dans le répertoire SIRENE.

Pour connaitre les différents établissements notre concessionnaire Fiat de Paris, il nous suffit de nous rendre sur www.insee.fr dans l’onglet Base de données, Répertoire Sirene et Obtenir une fiche d’identité.

Voici un extrait du résultat pour notre exemple Renault (Siren : 780 129 987)

Etablissement siège ou établissement principal
Etablissement siège ou établissement principal
état nic désignation adresse commune
Actif 03591 RENAULT SAS 13 QUAI ALPHONSE LE GALLO 92
BOULOGNE BILLANCOURT

Liste des établissements actifs
Etablissements actifs (28 affichés)
écho nic désignation adresse commune
1 03997 RENAULT SAS 8 RUE KONRAD ADENAUER 59
WASQUEHAL
2 03989 RENAULT SAS LA MALLE 13
BOUC BEL AIR
3 03971 RENAULT SAS 20 TRA DE LA BUZINE 13
MARSEILLE 11
4 03963 RENAULT COURTE DUREE – RCD 22 RUE YVES KERMEN 92
BOULOGNE BILLANCOURT

 

DMS : logiciel de gestion pour la distribution automobile

Les concessions automobiles ne se contentent pas de vendre les véhicules qui sortent des usines des constructeurs (cf. article les métiers d’une concession automobile). Elles vendent aussi des véhicules d’occasions, des pièces de rechange, réparent, entretiennent… C’est tout un travail de gestion ! Pour ça, le marché de la distribution automobile utilise des progiciels spécifiques appelés DMS (Dealer Management System). Ce sont donc des ERP (Entreprise Resource Planning) ou PGI (Progiciel de Gestion Intégré) en français.

  • Automatisation des services

Le premier intérêt d’un logiciel est le gain de temps qu’il permet. En automatisant certaines tâches, on évite les erreurs et on gagne en productivité en évitant de saisir plusieurs fois les mêmes données. L’exemple le plus typique est en comptabilité où l’utilisation du DMS permet de faire remonter les données des factures du magasin ou de l’atelier. Avant la facturation, le logiciel édite pour l’atelier les commandes de travaux (document signé par le client quand il laisse sa voiture au garage). Rien que ça, c’est déjà beaucoup ! En effet, dans un magasin de pièces de rechange d’une concession, il y a des milliers de références vendus à de nombreux clients que le DMS doit connaitre.

  • Outil de gestion

 Les DMS les plus développés proposent des outils de gestion qui dépassent la simple automatisation des tâches. D’abord, ils permettent d’améliorer le service au client en affichant par exemple sur écran les rendez-vous pris à l’atelier avec des informations pertinentes. Dans l’atelier toujours, la répartitions des tâches (quel compagnon répare quelle voiture) est facilitée grâce à l’intégration sur ordinateur du planning mural (qui se fait souvent sur papier). Grâce au DMS, il n’est plus possible de donner trop de travail à un compagnon et pas assez à l’autre, d’oublier qu’un tel est absent, de prendre trop de rendez-vous le même jour.

D’un autre coté, un bon logiciel permet de traiter et visualiser les données qui servent ensuite pour les prises de décisions. Combien de véhicules ont été vendus ? A quel prix ? Quelles sont les marges ? Les DMS peuvent proposer des outils précieux pour la comptabilité analytique d’un concessionnaire.

  • Outil de communication

Le Dealer Management System est aussi un puissant outil de communication. D’abord entre les sites de vente d’un même groupe concessionnaire : chacun peut savoir les stocks (VN, VO, PR) disponibles sur les autres sites en un clic ! Coté comptabilité, celle-ci peut être commune à tout le groupe (les mêmes numéros de comptes peuvent être utilisés partout).

Ensuite, les DMS sont utiles aux constructeurs qui communiquent par ce biais avec le réseau de distribution. Ce sont même les constructeurs qui choisissent les DMS puisque pour être utilisés, ceux-ci doivent auparavant être homologués. Les barèmes de prix par exemple redescendent directement via une interface. L’informatique est utile aussi pour les commandes de véhicules et de stock. Pour les ventes de véhicules d’occasion, une interface liée au DMS permet d’échanger des informations avec des sites web spécialisés (en passant des annonces de façon automatique par exemple).

  • Les acteurs du marché

Du fait de la nécessité d’être homologuées par les constructeurs automobiles, les firmes qui développent des DMS sont peu nombreuses. Par exemple, le constructeur français PSA a décidé dernièrement de ne retenir que 5 éditeurs pour son réseau de distribution en Europe : Reynolds & Reynolds, I’Car Systems, ADP, Incadea et Berry (DMS développé par PSA). En France et toutes marques confondues, les principaux éditeur de DMS sont Reynolds & Reynolds, ADP, I’car Systems, Data First, Solware et Fiducial.

  • Liens vers les sites Web des éditeurs dms

Reynolds & Reynolds (DMS : DCSnet)

ADP (DMS : Autoline)

I’car Systems – anciennement SAGE (I’Car DMS)

Data First (DataCar DMS, nouvelle version de eCARS21)

Solware (DMS : WinMotor)

Fiducial (V-DMS)

 

Les métiers d’une concession automobile

C’est par les concessions automobiles que les constructeurs de voitures (Renault et PSA en France) vendent leur production. Lorsqu’un concessionnaire appartient à un constructeur, on parle de succursale.

L’activité de ces sociétés ne consiste cependant pas seulement à acheter et vendre des voitures qui sortent de l’usine. Les concessions vendent aussi des voitures d’occasion. Elles assurent un service après vente de réparation et vendent des pièces de rechange. Elles peuvent aussi proposer une série de services venant des constructeurs : assurance, garanties… Enfin, certaines offrent des services qu’on ne trouve pas partout : location de voitures, station service…

Voyons les métiers (quelques fois  appelés services) les plus rencontrés en concessions :

  • Vente de Véhicules Neufs (VN)

VNLes véhicules neufs sont ceux qu’on voit le plus, en tant que client, dans une concession. Même si la règlementation européenne a tenté de favoriser les sites multimarques (voir l’article sur la législation), en pratique les concessions ne vendent les voitures que d’un constructeur. On pourra rencontrer plusieurs marques quand elles appartiennent au même groupe (exemple Fiat qui possède aussi Lancia, Abarth, Alpha Romeo, Chrysler).

Les concessionnaires achètent des stocks de voitures qu’ils revendent. ils transmettent aussi les commandes spécifiques des clients (modèle, version, couleur…). Ils ont des objectifs de vente à l’année (par exemple : 1 000 VN/an pour une concession de taille assez importante).

Soit ils vendent aux particuliers et entreprises, soit les concessionnaires vendent leur voitures à d’autres vendeurs : dans ce cas ils n’ont qu’un rôle d’intermédiaire entre le constructeur et le vendeur (agent). En effet, les concessionnaires ont l’exclusivité de vente auprès de leur constructeurs (les autres ne pouvant pas se fournir directement).

Si vous achetez un véhicule neuf, le concessionnaire se chargera de l’immatriculer (en faisant lui-même la demande à la préfecture et en apposant la plaque).

  • Vente de Véhicules d’Occasion (VO)

VOCitroën Select, Occasions du Lion, Renault Occasions… Les constructeurs ont souvent leur propre réseau de distribution de véhicule d’occasion relayés dans les concessions. Il est notamment alimenté par les reprises : quand vous changer de véhicule, vous pouvez vous faire racheter celui que vous aviez. Les concessions ont moyen de communiquer entre elles pour vous proposer le véhicule que vous cherchez même si elles ne l’ont pas dans leur stock.

Le métier de vendeur de véhicules d’occasion (VO) comprend plus d’étapes que pour le neuf car les voitures nécessitent souvent une remise en état à l’atelier.

  • L’Atelier

atelierC’est à l’atelier que les compagnons réparent les voitures. Ce sont eux qui font les contrôles techniques, qui remplacent les éventuelles pièces défectueuses ou renouvèlent la carrosserie (après un choc par exemple). A noter que certaines concessions partagent l’activité carrosserie de leur atelier car les investissements sont couteux.

Lorsque vous amenez votre voiture à réparer, en plus de vous demander quelques informations (carte grise), vous êtes invité(e) à faire un tour du véhicule avec un professionnel pour établir un ordre de réparation. Ces ordres sont transmis à une personne dans l’atelier qui dispatche le travail aux compagnons. Quand ceux-ci ont besoin d’une pièce de rechange, ils vont la chercher directement au magasin de la concession.

  • Le magasin

MagasinDans le magasin se trouvent des milliers de références. Chaque référence correspond à une pièce (filtre à air, essuie-glace, pneu, bougie, ressort…). Il fournit l’atelier de la concession mais aussi les clients externes qui peuvent être des particuliers ou des professionnels. Les prix dans le magasin ne sont pas les mêmes selon le clients, des barèmes de remise s’appliquant. Pour des questions de gestions le service magasin ne donne pas mais vend les pièces au service atelier d’une même concession (à des prix plus bas).

  • Activités annexes

En plus de celles déjà mentionnées, les concessions ont d’autres activités. D’abord des activités internes (comptabilité, gestion) qui sont aussi spécifiques au milieu de l’automobile, du fait notamment des liens entre les concessions et avec les constructeurs. Ensuite d’autres services peuvent aussi être proposés sur certains sites : location de voitures, lavage, station service…

 En image, ça donne ça :

Concessionnaire1. Vente de Véhicules neufs (VN)

2. Vente de Véhicules d’Occasion (VO)

3. Atelier

4. Magasin de Pièces de Rechange (PR)

5. Direction, comptabilité…

 

Secteur Automobile : législation européenne

voiture UEComme les autres secteurs, celui de l’automobile est soumis à des règles définies au niveau de l’Union Européenne. Les voitures doivent d’abord suivre des standards particuliers au niveau de la construction et de la sécurité (le volant à gauche, sauf au Royaume-Uni par exemple) mais ce n’est pas ce qui nous intéresse aujourd’hui. Nous allons essayer de comprendre la législation qui s’applique à la distribution des automobiles. En effet, une fois construites, il faut les vendre ! Et comme sur les autres marchés, on ne fait pas ce que l’on veut^^

  • Quelle loi ? Réflexe Europa !

Quel que soit le secteur, si vous cherchez des renseignements sur la loi européenne, le plus simple c’est d’aller directement sur le site dédié : Europa.eu. Il est consultable dans plus de 20 langues ! Une fois que vous y êtes, vous allez à : Europa > Consulter la législation > Synthèse de la législation de l’UE : Synthèse UE

Nous on s’intéresse à l’automobile alors on va chercher la législation qui concerne les entreprises, plus particulièrement celles de l’industrie des véhicules à moteur. Dès fois il faut un peu chercher mais on finit par trouver : Voitures_UE_législation

  • Le but de la législation

En général, les législateurs n’aiment pas trop les monopoles (quand il n’y a qu’une seule firme présente sur un marché et donc pas de compétition). En effet, ces situations sont défavorables aux consommateurs, l’entreprise pouvant se permettre de fixer des prix très hauts. Plus de concurrence permet une baisse des prix et favorise normalement l’innovation. Pour préserver la compétitivité, on établit des règles (comme en sport).

Les règles sont adaptées au marché, ici celui de l’automobile. C’est un marché particulier, parce que tout le monde ne peut pas décider qu’il sera fabriquant de voitures : les investissements pour ça sont énormes. On dit qu’il y a des barrières à l’entrée qui limitent l’arrivée de nouveaux entrants. A cause de ça, les constructeurs (Renault, PSA Peugeot-Citroën en France) sont peu nombreux. Pour éviter notamment que les constructeurs n’abusent du pouvoir de marché que leur procure cette situation, l’UE a adopté un règlement.

  • Le Règlement n°461/2010/UE

La règle qui dit qu’il faut respecter la concurrence est établit depuis 1957 avec le traité de Rome qui établissait la Communauté Economique Européenne (il s’appelle aujourd’hui Traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne – TFUE). Ce traité est long et, parmi ses articles, le numéro 101 est celui qui nous intéresse. Le premier paragraphe dit que les entreprises ne peuvent pas s’entendre pour fausser le jeu de la concurrence. Le deuxième article dit que de telles ententes ne vaudraient rien si elles se faisaient quand même. Le troisième paragraphe, c’est l’exception (en français on a l’habitude !). Il dit que si des accords ou ententes entre entreprises viennent améliorer la production, la distribution où l’innovation, alors on peut les accepter (et oublier le paragraphe 1 juste au dessus).

Et le règlement 461/2010/UE dans tout ça ? C’est quand même le titre de la section ! Avant de rentrer dans les détails voyons ce qu’on sait : c’est un règlement donc, contrairement aux directives, il s’applique tel quel dans tous les pays de l’Union (pour les directives, chaque Etat peut les appliquer un peu à sa sauce). Donc pour nous, c’est bien : on a fini notre travail quand on a vu le règlement (on n’a pas besoin d’aller faire un tour sur le site du gouvernement français ensuite^^). Le 461 ne nous dit pas grand-chose de plus que « c’est le numéro 461 » et le 2010 nous indique l’année d’adoption du règlement par la Commission Européenne.

Ça y est, on a compris le contexte alors on peut lâcher le morceau :

Le règlement 461/2010 est le texte qui dit, pour le secteur automobile, quand est-ce qu’on peut appliquer le paragraphe 3 de l’article 101 du TFUE (donc quand est ce qu’on peut oublier les règles de la concurrence). Voilà ! C’est bien ce qui nous intéresse : la règlementation qui régit la distribution de véhicules dans l’UE et dans quels cas les règles de concurrence habituelles ne s’appliquent pas.

  • Les règles

Avant 2010, le règlement en vigueur était le 1400/2002. Il était prévu qu’il soit modifié en 2010 et un rapport avait été réalisé dans ce but en 2008. Il a permis notamment de déterminer une catégorie d’accords dits verticaux (entre deux entreprises situées à des niveaux différents de la chaine de production, un fournisseur et son client par exemple) pour lesquels on peut appliquer le troisième paragraphe de l’article 101 du TFUE. Ces accords verticaux sont dits exemptés dans le nouveau règlement 2010. A noter que les changements qu’engendraient la nouvelle législation n’étaient pas à effet immédiat : les différents acteurs ont eu jusqu’à mai 2013 pour la mettre en application. Etant donné que ce délai est passé, intéressons-nous seulement à la version actuelle.

Le règlement 461/2010 établit une distinction entre les accords de distribution de véhicules automobiles neufs et les accords qui concernent l’après-vente (l’entretien).

– Pour la vente des véhicules neufs, le règlement ne prévoit plus d’exemptions (comme le faisait le précédent). A la place, il rappelle que c’est le Règlement Général d’Exemption par Catégorie (RGEC) n° 330/2010 que l’on applique. Ce règlement explique dans quels cas on peut appliquer le paragraphe 3 de l’article 101 du TFUE (encore celui-là !). En gros, les accords verticaux (pas très concurrentiels) sont tolérés pour les entreprises qui représentent moins de 30% du marché.

– Pour les pièces détachées et les services de réparation et d’entretien (l’après-vente), le règlement établi de nouvelles règles qui s’appliquent en plus de 330/2010. En gros, il est dit qu’on applique le règlement 330/2010 sauf dans 3 cas :

  1. Si les accords ont pour but d’empêcher les concessionnaires de fournir des réparateurs indépendants en pièces de rechange (de marque constructeur).
  2. Si le constructeur empêche son fournisseur de pièce de vendre à des réparateurs hors de son réseau de distribution (pour la même raison).
  3. Si le constructeur veut empêcher son fournisseur de pièces de mettre son logo sur les pièces qu’il produit.

L’Union Européenne, on l’a compris, souhaite qu’il y ait plus de concurrence sur le marché de l’après-vente afin que les prix baissent pour les consommateurs.

  • Liens utiles :

– Article UnFauxGlobe : c’est quoi l’Union Européenne ?

– Lien vers le règlement 461/2010/EU

– Lien vers le règlement 330/2010/EU