Archives mensuelles : juin 2015

Projet Fab lab : un robot qui roule

Nybi est le Fab lab (Fabrication Laboratory) de Nancy : un espace de partage de machines outils contrôlées par ordinateurs. Imprimantes 3D, découpes laser et surtout conseils avisés y sont disponibles :)

Projet n°1 : un robot qui roule tout seul

Pour mon premier projet, je m’associe à Florian Savona : un pro du bricolage qui a décidé de monter un petit robot se déplaçant tout seul à l’aide de capteurs.

Définition du projet

Après discussion, voici à quoi doit ressembler le robot :

20150620 Robot Fab lab– 2 plateaux pour la structures à découper au laser,

– 2 roues (de roller) actionnés par 2 moteurs (récupérés sur un mécanisme de voiture),

– 2 émetteurs/capteurs de distances pour guider le robot dans sa route,

– 1 carte arduino pour commander les moteurs à partir des informations reçues des capteurs.

Tous ces éléments seront assemblés à l’aide de pièces imprimées en 3D.

Modélisation sur ordinateur

La deuxième étape, c’est de tout modéliser sur ordinateur. Pour ça Florian a utiliser le logiciel de Google Sketchup : le résultat est superbe !

20150621 Robot

Afin de monter les roues de roller, deux autres petits supports sont nécessaires, les faux roulements :

20150621 Robot faux roulementsImpression 3D

Les roues, capteurs, carte Arduino et moteurs sont fournis par Florian. Les deux plaques rondes (en bleu) seront découpées au laser dans une planche de mélaminé.

Les autres pièces, dont les deux faux-roulement, vont être imprimée en 3D : le logiciel (host) utilisé pour communiquer avec l’imprimante est Pronterface. Pour pouvoir l’utiliser, le fichier 3D de Sketchup doit être converti au format sls. Les objets sont ensuite « slicés » afin d’être lus par Pronterface et d’être imprimés.

Notre premier essai est encourageant mais pas concluant (la machine 3D utilise normalement un support chauffant qui ne fonctionnait pas :( les pièces un peu déformées devront êtres réimprimées)

Suite : l’article sur le site du Fablab

Après la pause de l’été, les activité ont repris. L’évolution du projet de robot est à retrouver directement sur le site de nybi.

Un peu de psychologie : outils et pièges de négociation

La plate-forme en ligne Coursera propose un très bon cours de négociation dispensé par le Professeur George Siedel de l’Université du Michigan. Pr. Siedel y expose 5 faits de psychologie à connaitre si on veut être sûr de garder le contrôle :

L’idée fausse du gâteau de taille fixe (Mythical fixed pie assumption)

Une négociation n’est pas forcément un jeu à somme nul : dans énormément de cas, les deux parties peuvent sortir gagnantes. Pourtant, on a parfois trop tendance a croire qu’on se bat contre l’autre et à ne pas voir que nos intérêts sont peut-être alignés.

L’exemple du bras de fer

Le Pr. Siedel nous l’explique à l’aide d’un exercice qu’il propose en classe : les étudiants se mettent par groupes de 2 en position pour un bras de fer. La règle ensuite est simple : quand le point de l’autre touche la table on gagne un point – le but étant de récolter le plus de points possibles en quelques minutes.

Que feriez-vous dans ce cas ?

Pr. Siedel nous dit qu’il observe deux types de résultats :

– des résultats faibles où chacun essaie de « gagner » les bras de fer,

– des résultats beaucoup plus élevés où les binômes s’entendent et touchent à tour de rôle la table avec le poing.

En effet, le seul objectif était de gagner le plus de points possible mais rien ne précisait que cela devait se faire au détriment de l’autre partie ! (on parle des fois de croyance limitante).

L’ancrage (Anchoring)

L’ancrage est la difficulté à se dégager d’une première impression – même si celle-ci n’est pas fondée. L’exemple souvent donné pour illustrer ce concept est celui-ci :

On donne à des personnes un nombre, au hasard : mettons 834 pour la personne A et 65 pour la personne B. On demande ensuite à ces personnes d’estimer une grandeur inconnue : par exemple la date de mort de Atila le roi des Huns – qui n’a aucun rapport avec le nombre précédemment délivré. On observera pourtant que la personne A aura tendance à donner un nombre plus grand (ex : 522) que la personne B (ex : 110)… car quand on a aucune idée il faut bien partir de quelque part !

Dans la négociation, attention donc au premier prix que vous allez annoncer : inconsciemment, il sera la base de référence chez le client (peut être vaut-il mieux commencer haut et descendre?)

PS : la réponse c’est 453^^

L’excès de confiance en soi (Overconfidence)

Là c’est un aspect de notre personnalité qu’on observe souvent : on précisera simplement que même si ce n’est pas toujours facile à gérer (sa propre sur-confiance en soi ou celle des autres) elle peut être très utile ! Quand on sait que les personnes dépressives sont moins sujettes à ce problème…

Le cadre (Framing)

La façon de présenter les choses compte beaucoup ! Voici un exemple (repris du Psychologue et Prix Nobel d’Economie 2002 Daniel Kahneman) :

Situation 1 :

Vous êtes directeur d’hôpital et on annonce une maladie mortelle pouvant atteindre 600 personnes. Quel programme choisissez-vous ?

Programme A : 200 personnes sont sauvées

Programme B : 1/3 de chances de sauver les 600 personnes, 2/3 de chances de ne sauver personne

Situation 2 :

Vous êtes directeur d’hôpital et on annonce une maladie mortelle pouvant atteindre 600 personnes. Quel programme choisissez-vous ?

Programme A : 400 personnes meurent

Programme B : 1/3 de chances que personne ne meure, 2/3 de chances tout le monde meure.

Résultat :

Quand l’expérience a été menée, 70% des sondés préféraient le programme A en situation 1 alors que 87% préféraient le programme B en situation 2. Bizarre non ? Quand on pense que les situation 1 et 2 sont les mêmes…

La différence, c’est que c’est un choix « positif » dans la situation 1 et un choix « négatif » dans la situation 2. Comme on n’aime pas perdre, on est prêt à prendre des risques pour éviter une perte (situation 2) même si on est pas prêt à en prendre quand c’est dans l’optique d’obtenir un gain. D’où l’importance de la formulation dans la négociation (ici insister sur les pertes potentielles pour inciter le directeur a choisir le programme B).

La disponibilité de l’information (availability)

Si on nous demande qu’est ce qui cause le plus de mort : les accidents de la route ou les cancers du poumons, peut-être aurons-nous tendance à répondre les accidents. Pourtant (au moins aux Etats-Unis) c’est le contraire. Alors qu’est ce qui nous amène à penser que la route est plus mortelle ? Les informations. Quand quelqu’un est tué sur la route, on en parle. Quand quelqu’un meut d’un cancer du poumon, ça ne fait pas la une.

On surestime ainsi les probabilités de réalisation des évènements plus visibles (ex : gagner au loto, avoir un accident d’avion), et sous-estime les moins visibles.

L’escalade (escalation)

Certaines personnes sont très compétitives et veulent gagner à tout prix. Il est important de prendre du recul et de bien comprendre ses motivations et celles de l’autre partie avant de s’engager dans un bras de fer. Pour cela, rien de mieux que d’essayer de se mettre à la place de l’autre.

L’exemple donné ici par le Pr. Siedel est celui d’un professeur qui met aux enchères $20 devant sa classe. L’étudiant avec la plus haute mise gagne les 20$ (moins sa mise). Le piège, c’est que la seconde plus haute mise la perd et ne gagne rien. Ainsi, si vous avez misé 18 et que la plus haute est à 19, vous avez intérêt à monter à 20… et l’autre à 21 ! On peut continuer ainsi pendant longtemps et le Pr. Siedel nous compte le cas où deux étudiants sont allés jusqu’à perdre près de $15000 ! Le gagnant ayant alors perdu presque autant que le perdant…

 La réciprocité

C’est la tendance qu’on a à rendre aux autres ce qu’ils nous ont donné : quand quelqu’un nous rend service, on se sent obligé de rendre l’ascenseur.

Le principe de contraste

Les choses paraissent différentes quand elles sont présentées de façon séquentielle.

Pr. Siedel nous parle de l’achat de sa maison : le vendeur lui en a fait visiter 3, dans l’ordre :

– une maison mal entretenue, nécessitant beaucoup de travaux et chère,

– une maison bien entretenue, nécessitant aussi des travaux et chère,

– une maison bien entretenue et ne nécessitant pas de travaux : c’est celle-là qu’à retenu notre acheteur même si le prix était toujours élevé. Par rapport aux deux autres (par contraste) elle parait meilleure (tout est relatif !)

Une vision globale

Pas toujours facile de garder en tête l’ensemble d’un problème quand on est concentré sur un détail. Cela peut pourtant nous faire manquer des informations essentielles. Voici un exemple très connu en vidéo :

Les différents types de monopoles

Les types de monopoles

On parle de « monopole » quand une firme est la seule à proposer un produit sur un marché. On distingue plusieurs cas :

Le monopole naturel

C’est le cas où c’est les forces économiques du marché qui font qu’une firme se retrouve toute seule. En effet, si l’on pense au réseau ferré d’un pays : il faut un investissement énorme pour pouvoir proposer des déplacements en train. Mais une fois que c’est fait, on peut vendre plein de billet de train et plus on en vend, plus c’est rentable (on dit que le « cout marginal est décroissant avec la quantité »).

Le monopole légal

Là ce n’est pas le marché qui impose un monopole mais les pouvoirs publics, par exemple par l’attribution d’une licence d’exploitation exclusive (le monopole légal peut aussi être un monopole public).

Le monopole local

On parle de monopole local lorsqu’une entreprise est en situation de monopole sur un secteur particulier (géographique ou sur un type de produits). Ce sera le cas d’une station service dans une zone relativement isolée.

Les situations proches du monopole

Lorsque le nombre d’entreprises présentes sur un marché est supérieur à un mais réduit, on est dans des situations proches du monopole :

L’oligopole

C’est le nom donné à un marché où il n’y a que quelques offreurs (alors que les acheteurs sont eux nombreux). Le duopole en est un cas particulier : 2 offreurs pour une multitude d’acheteurs.

Le cartel

On peut voir le cartel comme le regroupement de l’oligopole et du monopole : il n’y a que quelques entreprises sur le marché mais comme elles s’entendent, elles agissent comme si elles étaient en situation de monopole.

La concurrence monopolistique

Quand vous êtes concurrencé(e) sur votre marché, l’idée n’est pas toujours de rentrer dans une guerre des prix… il est plus sage de se différencier, de différencier son produit qui, s’il est unique, créera une sorte de monopole pour le producteur. On peut donner l’exemple de Coca-Cola et Pepsi : bien-sûr ces deux là se concurrencent. Mais pour certains acheteurs, c’est comme s’il n’existait que Coca (ou Pepsi).

Le monopsone

C’est le cas inverse au monopole : le monopsone, c’est quand il n’y a qu’un seul acheteur et plusieurs offreurs. On peut penser aux centrales d’achats dans l’agro-alimentaire.

Les problématiques liées aux situations de monopoles

A quoi ça sert tout ce vocabulaire ? A discuter, parce que les monopoles soulèvent parfois (souvent) des tensions et alors il faut se mettre autour d’une table (pas nous, des représentants ou les pouvoirs publics).

Car si une entreprise est la seule à offrir un produit, elle pourra le vendre à n’importe quel prix : ceux qui en ont vraiment besoin devront bien lui acheter. Et si le produit en question est un médicament ou l’accès à l’eau, ça peut poser problème… D’autre part une entreprise non concurrencée pourra se permettre de proposer un produit de moindre qualité et ne sera pas forcément incitée à innover.

Afin donc que les entreprises n’abusent trop de leur pouvoir de négociation et continuent à proposer des biens et services de qualité, des règles existent pour limiter les monopoles.

Et si… on ne savait pas réfléchir

Je pense qu’on ne sait pas réfléchir, on ne sait que copier.

Je crois en fait que ce n’est pas parce qu’on est intelligent qu’on étudie, mais précisément l’inverse : c’est en étudiant qu’on devient intelligent. C’est vrai avec toutes les matières.

Une personne que l’on juge intelligente aujourd’hui est, selon moi, une personne qui a simplement eu la motivation ou l’incitation d’apprendre.

L’exemple du calcul

Personne sur cette planète ne saurait compter si on ne lui avait pas appris étant petit. Personne ne sait calculer à partir de rien : on part toujours de résultat connu : par exemple, si je veux multiplier 12 et 7, je peux additionner mentalement 10*7=70 et 2*7=14 pour trouver 84. On voit bien que cette opération demande de savoir que la multiplication est une opération distributive et de connaitre la table de 7^^

Que de la mémoire

On dirait qu’il n’y a que la mémoire qui compte. Admettons que je doive prendre une décision :

– soit je fais comme les autres (je pense qu’on fait ça bien plus qu’on n’ose se l’accorder) ou je demande conseille à autrui (en espérant avoir de bons conseils autour de nous)

– soit je suis dans un cas déjà connu auquel cas je reprends la même décision que dans le passé (exemple : les décisions de tourner à droite ou à gauche sur un trajet connu se font sans même y penser),

– soit je suis seul dans une situation inconnue : je peux toujours la comparer à une expérience similaire et me rapprocher du cas 1 (ce que les modèles théoriques nous aident à faire). Sinon je bugge^^

Mais je ne crois pas que qui que ce soit puisse, de façon innée, analyser une situation complétement nouvelle : la capacité d’analyse elle-même est acquise grâce à l’expérience.

Comprendre

Comprendre pour moi c’est la capacité de prédire. Comprendre un évènement passé, ça veut dire qu’on saura le prévoir s’il survient à nouveau : là encore le rôle de l’expérience (la nôtre ou celle des autres) est primordiale).

Quelqu’un d’intelligent est quelqu’un de chanceux

Ainsi, n’importe qui aujourd’hui qui est « intelligent » est forcément chanceux. La personne qu’on croit être est en fait une somme de connaissances, de techniques accummulées sur de grandes périodes et pleins de générations. Ceux qui n’ont pas eu la chance de naitre dans un environnement où ces connaissances et techniques sont enseignées ne peuvent évidemment pas rattrapper seuls leur retard.

 Un cerveau éponge

D’où mon hypothèse qu’on peut voir le cerveau comme une éponge qui reçoit plein de données grâce à nos sens. C’est la combinaison de celles-ci selon des schémas pré-établis et la mise en commun avec celles d’autres cerveaux qui leur donne du sens. Mais tout le reste, je pense n’est qu’illusion…

Je sais pas si j’ai tout très bien expliqué mais je publie quand même 😉