Archives mensuelles : mai 2014

Gestion des stock : la formule de Wilson

Wilson n’est pas seulement une marque de raquette de tennis : c’est aussi le nom d’une formule utilisée en gestion pour déterminer la quantité optimale de stock à commander. Par exemple en concession, les magasiniers doivent toujours avoir des stocks de pièces de rechange à disposition de l’atelier et des clients afin que les réparations puissent être faites au plus vite. Mais quand il y a plus de 10 000 pièces différentes dans le magasin (essuie-glaces, filtres à air, pots catalytiques, pneus, plaquettes de frein, amortisseurs, courroies, batteries…) il vaut mieux avoir des méthodes standardisées pour faciliter les décisions !

pieces-detachees-auto

La difficulté vient du fait que toutes les pièces ne se vendent pas avec la même fréquence : il sera intéressant pour le magasinier d’avoir toujours en stock beaucoup d’ampoules qui ont un cout d’achat assez faible, ne prennent pas beaucoup de place et sont communes à plusieurs modèles de voitures. Par contre, il n’aura pas besoin de garder en masse des pots catalytiques plus chers, plus volumineux et qu’on change moins souvent.

Les variables

L’idée générale est donc la même : optimiser la quantité des commandes de stock pour minimiser les cout d’approvisionnement et de stockage tout en évitant les ruptures de stocks qui pourraient faire perdre des clients. Mais on l’a compris, cette optimisation est spécifique à chaque pièce : on peut donc employer une formule générale dont les variables changeront selon la pièce concernée.

La quantité de stock optimale à commander est notée Q* (l’étoile veut dire que c’est optimal). Elle va dépendre de D, la demande annuelle pour la pièce (nombre d’unités vendues par an), de K, le cout de la commande (par exemple la livraison) et h, le cout de stockage de la pièce sur un an. La formule est la suivante :

qtite optimale

Et c’est logique : si une pièce est beaucoup demandée (D est grand) on va faire de grosses commandes. De même, si les frais de port sont élevés (K est grand), on va rentabiliser les commandes en les faisant plus grosses. A l’inverse, si le stockage est couteux (h est grand) par exemple à cause de la location de l’entrepôt, on préfèrera faire des commandes plus petites.

Et d’où elle sort cette jolie formule ?

Cette formule a été inventée par… et bien pas par Wilson tiens ! Wilson l’a beaucoup appliqué, mais ce serait un Harris W. Ford qui en serait à l’origine. Il a simplement posé le problème d’optimisation qui permet de trouver la quantité d’une commande en langage mathématique (on dit aussi modéliser).

L’idée, c’est que pour notre magasinier, le cout total (CT) d’une commande de stock est la somme du cout d’achat des pièces + le cout de la passation de la commande (taxes, frais de port…) + le cout de stockage. En langage mathématique ça donne :

equation cout« c » est le prix d’achat unitaire, donc cD est le cout d’achat pour toute les pièces qu’il faut acheter.

  • Le cout de passer une commande est estimé par DK/Q. Ce n’est qu’une estimation, un choix : quand on traduit du français vers l’anglais, il faut des fois trouver l’expression qui se rapproche le plus de ce que l’on veut dire, c’est pareil quand on traduit du français vers les maths 😉 . L’intérêt de cette expression, c’est qu’elle reflète le fait que ce cout est plus élevé si la demande est élevée (il va falloir faire plusieurs commandes dans l’année), mais en même temps le cout diminue si on regroupe les commandes (Q plus grand).
  • Pour estimer le cout de stockage, on multiplie le cout unitaire h par la quantité en stock. Mais celle-là on ne la sait pas ! Alors on dit qu’elle se situe quelque part entre 0 et Q (la quantité qu’on commande). Le plus simple étant de prendre la moyenne, c’est donc Q/2^^

Quand on est magasinier, on veut choisir la commande (Q) pour minimiser le cout total (CT). En langage mathématique : on fait un programme de minimisation de la fonction CT(Q).

La minimisation du cout

On veut donc minimiser la fonction CT(Q) qui est la fonction qui donne pour chaque quantité de commande Q le cout total CT correspondant. Voici à quoi ressemble cette fonction :

Graph methode WilsonCette courbe du coup total (CT) représente le fait que dans un premier temps, plus la quantité des commandes augmente et plus elles sont rentables. Mais arrivé à un seuil (Q*), la tendance s’inverse. Si les commandes sont trop grosses, ça veut dire qu’on en fait moins et au bout d’un moment, ça créé des ruptures de stocks. Pour optimiser sa commande de pièces, notre magasinier voudra donc choisir la quantité Q* pour laquelle le cout total est le plus bas (CTmin).

Comme la courbe est simple (une parabole), ce n’est pas trop compliqué de trouver le Q* mathématiquement. Il s’agit du point au milieu, entre la partie de la courbe qui descend et celle qui monte. En maths, quand une courbe descend, on dit que sa dérivée est négative et quand elle monte, on dit qu’elle est positive. Donc notre Q*, il est juste à l’endroit ou la courbe ne monte pas ni ne descend : là on dit que sa dérivée est nulle (égale à 0).

Voilà pourquoi pour trouver Q*, on doit simplement calculer la dérivée de la fonction CT et dire qu’elle est égale à 0. Là vous me direz : on fait comment pour trouver cette dérivée magique ? C’est la partie un peu moins drôle, mais qu’on peut tout fait résoudre en appliquant quelques règles qu’on trouve sur wikipédia :

equation cout

Sa dérivée est :

Image1

Du coup, on veut juste résoudre cette expression :

equation equivEt le résultat c’est :

qtite optimale

Magique ! :) C’est la formule de Wilson ! Elle a donc bien été obtenue par une minimisation du cout (on choisi la quantité telle que le cout final soit le moins élevé, ce qui est logique).

Keynes : un économiste très cité mais peu connu

Keynésianisme, politiques keynésiennes, multiplicateur de Keynes… ce sont des mots que l’on entends fréquemment sans vraiment savoir ce qu’ils veulent dire. C’est dommage, parce que John Maynard Keynes est un économiste du XXème siècle encore très réputé aujourd’hui.

Qui est John Maynard Keynes ?

keynesKeynes est parfois cité comme l’économiste le plus influent du XXème siècle. Ce Britannique né à Cambridge en 1883 va rejeter les théories économiques dites classiques largement acceptées à l’époque (et même souvent aujourd’hui). Les classiques, ce sont un peu les premiers économistes. Keynes les définit comme ceux qui croient en la loi des débouchés de J.B. Say (qu’on résume souvent par « l’offre crée sa propre demande »). John Maynard Keynes, à la différence des économistes classiques, ne pense pas que les marchés peuvent s’auto-réguler tout seuls mais qu’ils ont besoins de coup de pouce (les classiques ont tendance à penser que ce sont justement ces coups de pouces qui dérèglent le système). Keynes introduit l’idée que le chômage peut être involontaire (on y avait pas pensé avant !).

Les 2 principaux écrits de Keynes

En 1919, Keynes publie « Les conséquences économiques de la paix. » Il critique dans cet ouvrage les réparations réclamées par la France à la l’Allemagne dans le traité de Versailles. Il juge ces réparations trop lourdes pour l’Allemagne, son économie et par effet domino l’économie mondiale. Il prévient également que la charge financière imposée est un facteur de ressentiment et donc de risque.

En 1936, J.M. Keynes publie l’ouvrage qui va le rendre célèbre : « Théorie Générale de l’emploi, de l’Intérêt et de la monnaie » qui peut être considéré comme le premier livre de Macroéconomie. Il introduit une loi psychologique qui permet aux gens de choisir quelle partie de leur revenue ils consomment et laquelle ils épargnent. Il insiste sur le rôle de la demande (et non de l’offre) dans la détermination des niveaux de productions de biens et services et donc de l’emploi.

Points clés de son enseignement

Dans « Théorie Générale de l’Emploi, de l’Intérêt et de la monnaie », Keynes résume sa théorie en huit propositions que l’on peut présenter comme suit :

  1. Le revenu (le PIB) dépend de l’emploi,
  2. La partie du revenu consacrée à la consommation (la propension à consommer) est déterminée par une loi psychologique,
  3. La quantité de main d’œuvre que les entrepreneurs décident d’embaucher dépend de la demande effective (qui est la somme de ce que l’on s’attend à voir la communauté dépenser et épargner).
  4. L’épargne correspond à l’offre globale moins la propension à consommer,
  5. Le volume d’équilibre de l’emploi dépend de trois éléments : la fonction d’offre globale, la propension à consommer, le montant de l’investissement,
  6. Le niveau d’emploi est limité par le fait que les entreprises arrêtent d’embaucher quand le rendement du dernier embauché passe en dessous de ce qu’il lui rapporte (même après avoir diminué le salaire proposé).
  7. Selon la théorie classique, l’offre et la demande globale s’ajustent pour n’importe quel niveau d’emploi et celui-ci arrive naturellement à son niveau max (mais pas d’après Keynes),
  8. Quand l’emploi augmente, la dépense de consommation aussi mais pas autant que la demande effective (à cause de la loi psychologique qui fait qu’une part de l’augmentation est épargnée).

Alors… c’est quoi le Keynésianisme et le multiplicateur ?

Le Keynésianisme, c’est donc l’école de pensée de Keynes. Dans les débats actuels, on l’évoque notamment en opposition aux politiques d’austérité, c’est à dire à la volonté de réduire les dépenses publiques par les gouvernements après la crise. L’idée étant que pour rééquilibrer les comptes, soit on gagne plus soit on dépense moins. Le problème c’est que les investissements de l’Etat forment la demande adressée aux entreprises… donc si elle diminue, la dépense effective (celle qu’on attend) diminue et quand les entreprises l’anticipent, il embauchent moins et donc produisent moins. Par conséquent le PIB diminue :( Et ça c’est dommage parce que l’objectif des gouvernements c’est justement de l’augmenter.

Le multiplicateur, c’est un outil qui permet de d’évaluer l’effet d’une augmentation des investissement publics sur le PIB. Si le multiplicateur est plus grand que 1, par exemple 1,2, ça veut dire que si j’augmente les investissements de l’État de 100, le PIB va augmenter de 120 (par une suite d’actions successives) et ça c’est bien. S’il est plus petit que 1, mettons 0,8, et que les investissements soient de 100, le PIB ne va augmenter que de 80, ce qui ne compensera même pas les dépenses engagées. On peut donc dire qu’une politique Keynésienne est souhaitable si le multiplicateur est supérieur à 1.

Sources :

– John Maynard Keynes (1936) Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie

– Alternatives Economiques (2005) L’essentiel de l’économie, AE poche n°21

Les constructeurs automobiles européens

Les constructeurs automobiles sont nombreux mais limités du fait des investissements très importants nécessaires pour entrer sur le marché. Petite présentation des 5 principaux groupes de constructeurs en Europe : les français Renault et PSA Peugeot-Citroën, les allemands BMW Group et Daimler AG et le groupe italien Fiat.

Les constructeurs français

Renault-Nissan

L’alliance Renault Nissan est un groupe créé en 1999 à la suite d’une période financière difficile pour le constructeur Japonais Nissan. Le PDG de Renault et de Nissan est Carlos Ghosn (industriel Franco, libano, brésilien). Renault détient aussi une filiale roumaine qui produit la marque Dacia.

Renault

renaultLe géant de l’automobile, acteur clé du développement de l’automobile, a été créé en 1898 par les frères Renault. Le groupe a son siège social à Boulogne-Billancourt près de Paris et possède aujourd’hui 17 usines dans le monde qui fabriquent plus de 2 millions de véhicules par an. Renault possède également 80% du capital de Renault Samsung Motors, la branche automobile de la marque coréenne.

Nissan

Nissan LogoNissan est un constructeur automobile japonais né en 1932 sous le nom de Datsun. Pendant un temps, le nom Nissan fut utilisé nationalement alors que Datsun était utilisé à l’international. Ce dernier fut abandonné avant de revoir le jour en 2013 quand Nissan a décidé de réutiliser le nom. NIssan a écoulé 5,1 millions de véhicules en 2013.

Dacia

dacia-logoDacia est un constructeur roumain créé en 1966 et filiale du groupe Renault depuis 1999. C’est l’une des plus importantes entreprises de l’économie roumaine. Dacia permet à Renault d’offrir des véhicules très compétitifs en terme de prix tout en assurant la qualité connue du groupe. Plus de 93% de la production de la firme roumaine est exportée vers plus de 34 pays et en 2012, Dacia a vendu plus de 360 000 voitures dans le monde.

Infiniti

infiniti-cars-logo-emblemInfiniti est la marque de luxe de Renault-Nissan, introduite en Amérique du Nord en 1989. Si la marque a du mal a percer sur le marché mondiale, plus de 183 000 véhicules se sont tout de même écoulés en 2013.

 

PSA Peugeot-Citroën

Le groupe PSA Peugeot-Citroën regroupe les marques Peugeot et Citroën pour un total de vente de 2?8 millions de véhicules dans le monde en 2013. Après l’annonce d’une nouvelle perte au cours de l’exercice 2013 (5 milliards), l’Etat français et le constructeur chinois Dongfeng deviennent actionnaires, la famille Peugeot n’étant plus majoritaire au capital.

PeugeotA l’origine, la marque du Lion était une entreprise familiale fondée par deux frères en 1810 et qui produisait des moulins à grains. La société de diversifie et construit sa première automobile en 1889 : le Serpollet Peugeot (tricycle à vapeur). En 1953, elle commercialise son premier scooter. La marque, qui a fusionné avec son homologue Citroën pour former la holding PSA, a vendu plus de 1,5 millions de véhicules en 2013.

citroenEn 1919, André Citroën recycle son usine d’obus et sort son premier modèle la même année : la Type A. En 1934, l’entreprise en difficulté financière sera reprise par Pierre Michelin du groupe Michelin et en 1976, l’état demande à la famille Peugeot de sauver son concurrent de la faillite. La marque achète donc 90% du capital de Citroën à Michelin et devient le groupe PSA Peugeot-Citroën. En 2013, un peu de moins de 1,3 millions de véhicules Citroën ont été vendus dans le monde.

Les constructeurs allemands

 BMW Group

Le groupe BMW regroupe les marques BMW, Mini (depuis 1994) et Rolls-Royce (depuis 1998). En 2013, il totalisait 1,96 millions de véhicules vendus.

BMW

bmwBMW (Bayerische Motoren Werke), créée en 1916 à Munich, était à l’origine un fabriquant de moteur d’avion. En 1919, à la suite de l’interdiction faite aux allemands de produire ses activités aéronautiques et militaires, BMW produit des motos (1923) puis des voitures (1928). 1,65 millions de voitures ont été produites par la marque en 2013.

Mini

mini-logoLa marque Mini, créée en 1956, appartenait au groupe Rover avant de passer sous les couleurs de BMW. Afin de différencier ses nouveaux modèles de la mini originale, la marque allemande décide d’écrire MINI en majuscule. 305 030 voitures de la marque ont été vendues en 2013.

Rolls-Royce

Rolls_RoyceRolls-Royce est une marque de luxe anglaise créée en 1904 par Henry Rolls et Jon Stewart Royce. C’est en 1998 que l’entreprise a été rachetée par le groupe BMW. La production de voitures Rolls-Royce est très limitée : seuls 3630 véhicules ont été vendus en 2013 (mais très chères : en 2012 le chiffre d’affaires du groupe était de 14,3 milliards d’euros pour 3 575 voitures vendues).

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Daimler AG

Daimler AG est une référence mondiale de marques prémium de l’automobile puisque la compagnie produit les fameuses Mercedez-Benz, Smart ainsi que des poids lourds. Le groupe a écoulé 1,56 millions de voitures en 2013.

Mercedes-Benz

Mercedes-LOGOMercedes-Benz est une marque allemande de voitures et poids lourds qui a vu le jour en 1926 de la fusion de benz & Cie et de Daimler Motoren Gesellschaft. La firme à l’étoile a vendu en 2013 plus de 1,46 millions de voitures dans le monde.

 Smart

smart-emblemC’est l’inventeur de la montre suisse Swatch, Nicolas D. Hayeck, qui a l’idée de créer une voiture pratique et adaptée à la ville. Il s’associe d’abord avec le constructeur allemand Volkswagen en 1991, mais c’est pour finir d’un partenariat avec Mercedes-Benz que naitra la Smart en 1994. Plus de 100000 modèles ont été vendus en 2013.

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Volkswagen AG

Le groupe Volkswagen est passé devant General Motors (GM) pour devenir le deuxième constructeur mondial. En 2013, il a vendu 9,73 millions de véhicules (9,71 pour GM), un peu moins que Toyota qui en a distribué 9,98 millions.

Volkswagen (VW)

Volkswagen_5La Coccinelle est la première Volkswagen. Elle a été inventée par l’ingénieur Ferdinand Porsche en 1934 et commercialisée en 1938. La Coccinelle a été vendu au total à plus de 21 millions d’exemplaires dans le monde. En 1974, Volkswagen lance une voiture à succès : la Golf qui sera vendue à quelque 30 millions d’exemplaires. En 2013, 5,9 millions de voitures de la marque Volkswagen ont été vendues.

Audi

audi-cars-logo-emblemLa marque premium a pour origine l’entreprise automobile Horch et Cie créée en 1899. Dix ans plus tard son fondateur, August Horch, créé une deuxième entreprise : Audi. La filiale haut de gamme de Volkswagen, entrée dans le groupe depuis 1964, a vendu 1,57 millions de véhicules en 2013.

Skoda

skodaLe groupe industriel tchèque Skoda a été créé en 1869 par l’ingénieur Emil Skoda mais ce n’est qu’en 1925 qu’il se dote d’une branche automobile en rachetant une entreprise déjà existante (Laurin & Kement). Il a ensuite été lui même racheté en 1991 par l’allemand Volswagen. Près de 940 000 voitures Skoda ont été vendues en 2013.

Seat

Seat Logo 5La marque espagnole SEAT (Sociedad Española de Automóviles de Turismo) a été créée à Barcelone en 1950. Seat a été partenaire pendant 30 ans de Fiat, jusqu’en 1982. C’est en 1986, la marque est devenue une filiale du groupe Volkswagen. En 2012, Seat avait écoulé quelque 320 000 véhicules.

Porsche

porscheIl est logique de retrouver Porsche dans le groupe Volkswagen puisque l’entreprise allemande a été fondée en 1931 par Ferdinand Porsche, le même ingénieur à l’origine de la première voiture Volkswagen. La marque de luxe a vendu plus de 162 000 voitures dans le monde en 2013.

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Lamborghini

Lamborghini-logo-small1Né en 1951, Lamborghini était à l’origine un constructeur de tracteur italien ! L’histoire de l’entreprise en tant qu’industrie automobile commence en 1963, son fondateur étant Ferruccio Lamborghini. En 1998, la marque se fait racheter par l’Allemenad Audi et entre donc dans le groupe Volkswagen. Le volume de vente de ces voitures de luxe est réduit : un peu plus de 2100 en 2013.

Bugatti

bugatti-cars-logo-emblemBugatti est un constructeur alsacien de voitures de luxe.  La marque qui a fêté son centenaire en 2009 appartient au groupe Volkswagen depuis 1998. En un siècle, moins de 8000 voitures sont sorties d’usine. Mais la qualité des véhicules, justifiant des prix très élevés (2,18 millions d’euros pour la Rembrandt Bugatti fabriquée en trois exemplaires) ne compense pas le faible volume de vente : Bugatti connait donc quelques difficultés financières.

Bentley

logo-bentley-o-1174Bentley est une marque de luxe anglaise dont la première voiture a vue le jour en 1919. L’entreprise basée à Cricklewood, au nord de Londres, est aussi entrée dans le groupe Volkswagen en 1998. Plus de 10 000 voitures de la marque ont été vendues en 2013 (dans des prix de l’ordre de 200 000€).

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Les constructeurs italiens

Groupe Fiat

Depuis qu’il a racheté le constructeur américan Chrysler en 2013, le groupe italien Fiat est devenu Fiat Chrysler Automobiles. Fiat et Chrysler ont vendu à eux deux en 2013 près de 4,4 millions de véhicules dans le monde.

Fiat

logo-fiatLa Fabbrica Italiana Automobili Torino (Usine italienne d’automobile de Turin) a été  fondée à Turin en 1899. Les deux modèles phares de la marque sont la Fiat Panda, apparue dans les années 80, et la Fiat 500, lancée en 2007 et qui a atteint il y a peu le million d’exemplaires. Les ventes de Fiat ont plutôt suivies une tendance à la baisse ses dernières années. Environ 920 000 voitures Fiat avaient été mises sur les routes en 2011.

Abarth

 abarth_logoLa société Abarth a été fondée en 1949 à Turin par Carlo Abarth. Plus qu’un constructeur, Abarth est plutôt un transformateur de voiture, très connu pour sa version sport de la Fiat 500. La marque fait partie du groupe Fiat depuis 1971. Environ 16 000 Abarth avait été vendues en 2012.

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Chrysler

chrysler-5-logo-primaryChrysler est lui même un groupe, comme Fiat, regroupant plusieurs marque (Chrysler, Dodge, Jeep). L’entreprise américaine Chrysler a été fondée en 1925 par Percy Walter Chrysler. Son développement est très rapide : dès 1926 l’entreprise a déjà 3800 concessions dans les États-Unis. Le groupe a fusionné récemment avec son homologue italien. En 2012 il avait vendu 2,2 millions de véhicules.

Lancia

Lancia_2007_(logo)Créé en 1906, Lancia est un des plus vieux constructeurs automobiles italien. La marque à l’image luxueuse et raffinée a intégré le groupe Fiat en 1969 (perdant de l’argent, elle a accepté le rachat par son homologue italien). En 2012, La marque a vendu environ 94 000 véhicules. Mais ses ventes à l’étranger n’atteignent pas 25% du total, d’où la décision du groupe Fiat de restreindre la distribution de la marque au marché domestique. D’après certains blogs, c’est le début de la fin pour Lancia…

Alfa Romeo

alfa-romeoAlfa Romeo est une entreprise milanaise qui a vu le jour en 1910 sous le nom de Anonima Lombarda Fabbrica Automobili (ALFA). Dans les années 20 le fameux Enzo Ferrari, à l’origine de la marque éponyme, fait parti de l’équipe de pilote d’Alfa Romeo. En 1933, la société qui a des difficultés financières passe sous le contrôle de l’Etat italien jusqu’en 1986 et va fabriquer des moteurs d’avions et des camions. C’est en 2007 que la marque entre dans le groupe Fiat. En 2013, elle a vendu 101 000 voitures.

Jeep

jeepL’origine de la Jeep remonte à 1940 quand l’armée américaine avait lancée un appel d’offre pour une voiture destinée à un usage militaire répondant à un cahier des charges précis. Trois sociétés entrèrent sur le marché (Willys-Overland, Bantam et Ford) et la première Jeep (qui ne portera ce nom qu’après la guerre) vit le jour en 1941. En 1987 Jeep fut rachetée par Chrysler et entra donc dans le groupe Fiat en même temps que lui. Plus de 730_000 Jeep ont été vendues en 2013.

Ferrari

Ferrari_LogoEnzo Ferrari est le fondateur de la fameuse marque de luxe éponyme italienne. E.Ferrari a travaillé pour la société Lancia puis a été pilote de course sous les couleurs d’une autre marque italienne : Alfa Romeo. D’après un accord avec Fiat de 1969, le groupe est devenu majoritaire au capital de Ferrari à la mort de son fondateur en 1988. Un peu moins de 7000 voitures de la marque au cheval cabré ont été vendues en 2013.

Maserati

MaseratiLa marque luxueuse de voitures de sport et de course italienne a été créée en 1914 par les frères Maserati. Son symbole, un trident, est inspiré de la fontaine de Bologne, ville du Nord Est de l’Italie et d’où la société est originaire. En 1968 la marque, alors en difficultés financières, passe sous le contrôle de Citroën (qui s’en séparera en 1975, le groupe ayant lui-même des soucis financiers). En 1983 Maserati intègre l’américain Chrysler et sera ensuite racheté par Fiat quatre ans plus tard, en 1987. En 1997, Fiat décide de fusionner Ferrari et Maserati. En 2013, 15 400 véhicules de luxe de la marque au trident ont été mises sur les routes.

 

Sources :

– Patrick Garcia (21/01/2014) Résultats 2013 PSA Peugeot Citroën : loin d’être catastrophique, paru sur caradisiac.com : http://www.caradisiac.com/Resultats-2013-PSA-Peugeot-Citroen-loin-d-etre-catastrophique-91849.htm

– Le Figaro (13/01/2014) BMW : records des ventes en 2013, toujours leader, paru sur Le Figaro.fr : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/01/13/97002-20140113FILWWW00384-bmw-ventes-records-en-2013-toujours-leader.php

– Le Figaro (14/02/2014) PSA devient officiellement franco-chinois : http://www.lefigaro.fr/societes/2014/02/18/20005-20140218ARTFIG00232-l-etat-et-le-chinois-dongfeng-entrent-au-capital-de-psa.php?cmtpage=0#comments-20140218ARTFIG00232

– Le Figaro (06/02/2014) Mercedes n’a jamais vendu autant de voitures dans le monde : http://www.lefigaro.fr/societes/2014/02/06/20005-20140206ARTFIG00207-mercedes-n-a-jamais-vendu-autant-de-voiture-dans-le-monde.php

-Mathieu Larraux (10/01/2014) News Mercedez-Benz, sur tf1.fr : hausse des ventes de 11% en 2013, http://www.tf1.fr/auto-moto/actualite/mercedes-benz-hausse-des-ventes-de-11-en-2013-8344720.html

– Challenge.fr (29/01/2014) Renault-Nissan a battu son record de ventes en 2013, http://www.challenges.fr/entreprise/20140129.CHA9745/nouveau-record-des-ventes-pour-renault-nissan-en-2013.html

– La Tribune (18/01/2013) Dacia a enregistré en 2012 un nouveau record de ses ventes, sur Daciagroup.com : http://www.daciagroup.com/fr/presse/communique-de-presse/2013/dacia-a-enregistre-en-2012-un-nouveau-record-de-ventes

– Le Figaro (30/01/2014) VW : 2e constructeur automobile mondial, http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/01/30/97002-20140130FILWWW00254-vw-2e-constructeur-automobile-mondial.php

– Benoit Alves (03/03/2014) Rembrandt, la quatrième légende de Bugatti, sur larevueautomobile.com : http://www.larevueautomobile.com/Salon-Auto/Bugatti_Legende-Rembrandt_7109.actu

– Frédéric Euvrad (14/02/2012) Fiat : est-ce que ça va si bien que ça ?, sur blogautomobile : http://blogautomobile.fr/fiat-aa-va-bien-aa-141410#axzz31ADP3rG9

– Damien Rulière (04/05/2013) Abarth 2013 – le scorpion en a sous la pédale, paru sur Automobile.com : http://www.actualite.voitures.com/actualite_automobile/40-autour_de_l_auto/7800-abarth_2013__le_scorpion_en_a_sous_la_pedale.html

– Le Monde (30/01/2013) Chrysler a décuplé son bénéfice net, http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/30/chrysler-a-decuple-son-benefice-net-en-2012_1824580_3234.html

– Historique BMW sur BMW.cohttp://unfauxglobe.host56.com/wp-admin/post.php?post=535&action=edit&message=1m : http://bmw.elite-auto.fr/histoire.asp

– Fiat Group (09/05/2013) Lancia sales 2012 full year analysis :  http://fiatgroupworld.com/2013/05/09/lancia-sales-2012-full-year-analysis/

– Deudeuchmania(12/01/2014) CLap de fin pour Lancia : http://deudeuchmania.over-blog.com/categorie-11811158.html

– Patrick Garcia (03/02/2014) Vantes Maserati 2013 : les 50000 unités sont encore loin, sur Caradisiac.com http://www.caradisiac.com/Ventes-Maserati-2013-les-50-000-unites-sont-encore-loin-92132.htm

– Maël (14/02/2014) Ferrari perd des ventes en 2013, mais pas d’argent, sur sportauto.fr, http://news.sportauto.fr/news/1479987/Ventes-2013-R%C3%A9sultats-Ferrari-California-T