Archives mensuelles : mars 2014

Sauvegarde et Partage : BittorentSync

Voici 2 problématiques auxquelles nous faisons faces régulièrement en informatique : la sauvegarde et le partage de fichier.

Comment gérez-vous vos sauvegardes ?
media-floppy
Les données disponibles sur un seul support seront un jour perdues. Les supports amovibles ont une durée de vie limitée : une dizaine d’année en moyenne et peuvent même lâcher soudainement.
Les données stockées seulement via un service web peuvent devenir un jour inaccessibles : mot de passe oublié, bug du service, mauvaise manipulation…

De même comment partagez-vous vos fichiers et notamment les plus volumineux : musiques, photos, vidéos ?

Également, comment synchronisez- vous vos fichiers sur vos différents plateformes : ordinateurs, téléphones, tablettes…

La sauvegarde, le partage et la synchronisation de fichiers sont des problématiques liés car les difficultés dans leurs réalisations se rejoignent : réplication/synchronisation et accessibilité/sécurité des fichiers :

  • réplication/ synchronisation : il faut être capable de copier un ensemble de fichiers/dossiers sur d’autres systèmes et répercuter ensuite les modifications  (de préférence sans devoir tout renvoyer à chaque modification mineure…).
  • accessibilité/sécurité : les fichiers doivent être facilement accessibles et il faut également qu’on puisse définir qui y a accès et avec quel type de droits (lecture/écriture).

Les solutions les plus courantes sont les suivantes :

  • sauvegarde sur un disque externe :
    + simple et rapideGS_portable_hard_disk
    le disque externe est souvent à côté de l’ordi dont les données sont sauvegardés, il peut donc arriver un malheur aux 2 simultanément (vols, casse, incendie…).
    soit on gère la sauvegarde manuellement et c’est long et ça demande qu’on soit discipliné pour que ce soit fait correctement et régulièrement. Soit il existe des logiciels pour faire ça automatiquement mais ça complique souvent la tâche et je n’en ai vu aucun de vraiment performant.
    pour le partage il faut promener le disque dur ce qui diminue son espérance de vie

 

  • sauvegarde via un service de stockage en ligne (google drive, skydrive, dropbox, …)sauvegarde-donnees-cloud
    + la plupart de ces services proposent des logiciels clients très simple d’utilisation pour automatiser la sauvegarde.
    + accessibilité de n’importe où tant qu’on a une connexion internet
    + une fois en ligne on peut facilement partager ses fichiers et définir qui y a accès les espaces de stockage sont payants et limités
    on ne sait pas vraiment où vont les données… dans le nuage…
    les sauvegardes se font seulement par internet, ce n’est donc pas rapide… surtout pour des films, des gros volumes de photos ou musiques.
    les services sont payants
    on est limité en espace de stockage

Il existe bien sûr plusieurs autres solutions : scripts de synchronisation, RAID, gravure,… mais sont bien moins courante car complexe à mettre en œuvre.

J’ai personnellement opté pour une autre solution peu connu : la synchronisation pair à pair (Peer 2 Peer : P2P) avec BittorentSync.

images

BittorentSync c’est le petit frère du fameux logiciel/protocole Bittorent qui vous permet de télécharger plus ou moins légalement toute sorte de fichier volumineux (Évidemment le logiciel et le protocole n’ont absolument rien d’illégal mais les fichiers échangés le sont souvent…).

Le principe de BittorentSync est simple : à un dossier (contenant des fichiers) on associe une clé. La clé est une chaine d’une trentaine de caractères par ex : AR355VYO2X7RUHTCAXSKAL2IK5O7I2OIJ.

Il suffit ensuite d’envoyer cette clé sur une autre machine avec BittorencSync d’installé et de lier cette clé à un dossier de la machine et BittorentSync va synchroniser les 2 dossiers.

Vous pouvez faire le test avec la clé : AR355VYO2X7RUHTCAXSKAL2IK5O7I2OIJ qui contient quelques images en partage.

Le transfert de fichiers se fait en P2P avec Bittorent donc plus il y aura de machines qui partageront ce dossier plus les échanges seront rapides et plus les fichiers partagés seront accessibles !

Ce protocole a déjà largement fait ses preuves en termes de robustesse, de rapidité et portabilité :  il existe déjà des versions iphone, android, windows et linux !
En plus, si les machines communiquent directement entre elles, donc si elles sont sur le même réseau les transferts seront très rapides.

Voici quelques cas d’usage très pratique :

  • sauvegarder ses photos en les répliquant sur tous ses ordinateurs
  • synchroniser sa musique avec son téléphone
  • avoir les photos prises sur son téléphone automatiquement copiées sur son ordinateur
  • travailler sur des fichiers sur plusieurs ordinateurs
  • synchroniser les sauvegardes de ses jeux vidéo entre plusieurs machines

Il est également possible pour un dossier de générer une clé « lecture seule », celui qui réceptionnera la clé recevra vos fichiers mais vous ne recevrez pas les modifications qu’il fera. C’est pratique si on n’a pas trop confiance mais qu’on souhaite quand même faire des sauvegardes.

Un récapitulatif des avantages/inconvénients :

simple d’utilisation et autonome (il travaille en arrière plan)
+ disponible sur quasiment toutes les plateformes
basé sur un protocole connu et performant
+ on reste « maître » de ses donnés : pas de « nuage »
+ plus on partage plus les échanges sont rapides, les fichiers accessibles et parfaitement sauvegardés.
+ quand un fichier est modifié il n’est pas complètement renvoyé
+ pas de limite d’espace de partage
+ gratuit
impossible de mémoriser les clés de ses dossiers il faut les noter quelques part, dommage qu’on n’ait pas une interface web pour gérer ses clés
le logiciel consomme par moment beaucoup de CPU
si un dossier a été partagé, il n’est pas possible de n’en télécharger qu’une partie : le logiciel récupèrera tout le contenu ( il sera ensuite possible de définir des exclusions de fichier).

J’utilise ce logiciel depuis plusieurs mois notamment pour les cas cités ci-dessus, il a considérablement simplifié les échanges de fichiers et sauvegarde entre mes différents supports. Mais il n’est pas encore parfait, il manque encore quelques options de synchronisations  et ne pas encore prétendre remplacer les scripts de synchronisation basés sur Rsync que j’utilise pour alimenter mon NAS.

Secteur Automobile : législation européenne

voiture UEComme les autres secteurs, celui de l’automobile est soumis à des règles définies au niveau de l’Union Européenne. Les voitures doivent d’abord suivre des standards particuliers au niveau de la construction et de la sécurité (le volant à gauche, sauf au Royaume-Uni par exemple) mais ce n’est pas ce qui nous intéresse aujourd’hui. Nous allons essayer de comprendre la législation qui s’applique à la distribution des automobiles. En effet, une fois construites, il faut les vendre ! Et comme sur les autres marchés, on ne fait pas ce que l’on veut^^

  • Quelle loi ? Réflexe Europa !

Quel que soit le secteur, si vous cherchez des renseignements sur la loi européenne, le plus simple c’est d’aller directement sur le site dédié : Europa.eu. Il est consultable dans plus de 20 langues ! Une fois que vous y êtes, vous allez à : Europa > Consulter la législation > Synthèse de la législation de l’UE : Synthèse UE

Nous on s’intéresse à l’automobile alors on va chercher la législation qui concerne les entreprises, plus particulièrement celles de l’industrie des véhicules à moteur. Dès fois il faut un peu chercher mais on finit par trouver : Voitures_UE_législation

  • Le but de la législation

En général, les législateurs n’aiment pas trop les monopoles (quand il n’y a qu’une seule firme présente sur un marché et donc pas de compétition). En effet, ces situations sont défavorables aux consommateurs, l’entreprise pouvant se permettre de fixer des prix très hauts. Plus de concurrence permet une baisse des prix et favorise normalement l’innovation. Pour préserver la compétitivité, on établit des règles (comme en sport).

Les règles sont adaptées au marché, ici celui de l’automobile. C’est un marché particulier, parce que tout le monde ne peut pas décider qu’il sera fabriquant de voitures : les investissements pour ça sont énormes. On dit qu’il y a des barrières à l’entrée qui limitent l’arrivée de nouveaux entrants. A cause de ça, les constructeurs (Renault, PSA Peugeot-Citroën en France) sont peu nombreux. Pour éviter notamment que les constructeurs n’abusent du pouvoir de marché que leur procure cette situation, l’UE a adopté un règlement.

  • Le Règlement n°461/2010/UE

La règle qui dit qu’il faut respecter la concurrence est établit depuis 1957 avec le traité de Rome qui établissait la Communauté Economique Européenne (il s’appelle aujourd’hui Traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne – TFUE). Ce traité est long et, parmi ses articles, le numéro 101 est celui qui nous intéresse. Le premier paragraphe dit que les entreprises ne peuvent pas s’entendre pour fausser le jeu de la concurrence. Le deuxième article dit que de telles ententes ne vaudraient rien si elles se faisaient quand même. Le troisième paragraphe, c’est l’exception (en français on a l’habitude !). Il dit que si des accords ou ententes entre entreprises viennent améliorer la production, la distribution où l’innovation, alors on peut les accepter (et oublier le paragraphe 1 juste au dessus).

Et le règlement 461/2010/UE dans tout ça ? C’est quand même le titre de la section ! Avant de rentrer dans les détails voyons ce qu’on sait : c’est un règlement donc, contrairement aux directives, il s’applique tel quel dans tous les pays de l’Union (pour les directives, chaque Etat peut les appliquer un peu à sa sauce). Donc pour nous, c’est bien : on a fini notre travail quand on a vu le règlement (on n’a pas besoin d’aller faire un tour sur le site du gouvernement français ensuite^^). Le 461 ne nous dit pas grand-chose de plus que « c’est le numéro 461 » et le 2010 nous indique l’année d’adoption du règlement par la Commission Européenne.

Ça y est, on a compris le contexte alors on peut lâcher le morceau :

Le règlement 461/2010 est le texte qui dit, pour le secteur automobile, quand est-ce qu’on peut appliquer le paragraphe 3 de l’article 101 du TFUE (donc quand est ce qu’on peut oublier les règles de la concurrence). Voilà ! C’est bien ce qui nous intéresse : la règlementation qui régit la distribution de véhicules dans l’UE et dans quels cas les règles de concurrence habituelles ne s’appliquent pas.

  • Les règles

Avant 2010, le règlement en vigueur était le 1400/2002. Il était prévu qu’il soit modifié en 2010 et un rapport avait été réalisé dans ce but en 2008. Il a permis notamment de déterminer une catégorie d’accords dits verticaux (entre deux entreprises situées à des niveaux différents de la chaine de production, un fournisseur et son client par exemple) pour lesquels on peut appliquer le troisième paragraphe de l’article 101 du TFUE. Ces accords verticaux sont dits exemptés dans le nouveau règlement 2010. A noter que les changements qu’engendraient la nouvelle législation n’étaient pas à effet immédiat : les différents acteurs ont eu jusqu’à mai 2013 pour la mettre en application. Etant donné que ce délai est passé, intéressons-nous seulement à la version actuelle.

Le règlement 461/2010 établit une distinction entre les accords de distribution de véhicules automobiles neufs et les accords qui concernent l’après-vente (l’entretien).

– Pour la vente des véhicules neufs, le règlement ne prévoit plus d’exemptions (comme le faisait le précédent). A la place, il rappelle que c’est le Règlement Général d’Exemption par Catégorie (RGEC) n° 330/2010 que l’on applique. Ce règlement explique dans quels cas on peut appliquer le paragraphe 3 de l’article 101 du TFUE (encore celui-là !). En gros, les accords verticaux (pas très concurrentiels) sont tolérés pour les entreprises qui représentent moins de 30% du marché.

– Pour les pièces détachées et les services de réparation et d’entretien (l’après-vente), le règlement établi de nouvelles règles qui s’appliquent en plus de 330/2010. En gros, il est dit qu’on applique le règlement 330/2010 sauf dans 3 cas :

  1. Si les accords ont pour but d’empêcher les concessionnaires de fournir des réparateurs indépendants en pièces de rechange (de marque constructeur).
  2. Si le constructeur empêche son fournisseur de pièce de vendre à des réparateurs hors de son réseau de distribution (pour la même raison).
  3. Si le constructeur veut empêcher son fournisseur de pièces de mettre son logo sur les pièces qu’il produit.

L’Union Européenne, on l’a compris, souhaite qu’il y ait plus de concurrence sur le marché de l’après-vente afin que les prix baissent pour les consommateurs.

  • Liens utiles :

– Article UnFauxGlobe : c’est quoi l’Union Européenne ?

– Lien vers le règlement 461/2010/EU

– Lien vers le règlement 330/2010/EU

C’est quoi la mémoire ?

A l’occasion de la sortie du titre I can’t remember to forget you de Beyonce et Shakira, je voudrais parler de… ahah non, c’est une blague ! J’aime bien cette musique, mais il n’y a que le titre qui se rapproche de quelque chose de très important pour nous : la mémoire.cerveau

  • On vit pour se souvenir

Vous êtes dans votre salon à vous demander où partir en vacances. Votre choix va surement être déterminé en fonction de l’ensoleillement, des activités sur place, des recommandations de vos proches, de publicités… Vous voulez probablement profiter un maximum de ce temps de repos. Maintenant posez-vous la question : feriez-vous le même choix si, pour une quelconque raison, vous appreniez que vous ne vous rappellerez de rien en rentrant chez vous ?

On vit pour nos souvenirs. Même quand on pense au futur, on s’imagine encore plus loin dans le futur et on se demande comment on va s’en rappeler. Ainsi un moment exceptionnel est mémorable.

  • C’est quoi la mémoire ?

Je ne vais pas jouer le neurologue et vous expliquer comment notre cerveau code, stocke et traite nos informations sensorielles… On va la faire plus simple : qu’est-ce que vous avez mangé hier midi ?

Peut-être que la réponse vous est venu directement, ou peut être que vous n’avez toujours pas trouvé. Si vous avez dû chercher, peut être avez-vous commencé par vous demander ce que vous avez fait hier, où vous étiez à midi et soudainement tout vous est revenu. Peut-être avez-vous été marqué par une odeur ou une texture particulière dans ce que vous avez mangé et ça vous a marqué. Peut-être encore que vous mangez la même chose tous les jours et que la question n’avait rien de difficile.

On commence un peu à voir comment fonctionne la mémoire : il y a deux techniques principales qui nous permettent de retenir les choses. La répétition ou l’association. Si vous répétez tous les jours une leçon avant de vous endormir, vous ne l’oublierai jamais. Pour la même raison on retient mieux les refrains dans les chansons. Mais, toujours dans les chansons, on retient mieux le refrain quand il est en français ! C’est plus facile quand on comprend, quand ça fait sens. Ainsi, en ordonnant des idées et en trouvant un sens, on les retiendra mieux.

Une expérience a été faite dans laquelle on disait à des gens de retenir le prénom Cerise et, à d’autres, de retenir le fruit cerise (le mot a été changé pour la traduction). Quand on leur a demandé plus tard de retrouver ce mot, les gens du premier groupe qui se trompaient avaient plutôt tendance à se tromper de prénoms alors que dans le deuxième, ils avançaient un mauvais fruit. Le mot à retenir était portant bien le même !

Pour comprendre la mémoire, on peut s’intéresser à ses défaillances : l’oubli. La plupart des choses rentrent par une oreille et ressortent, plus ou moins rapidement, par l’autre. Ce sont des choses qui n’ont pas retenu notre attention, qui nous paraissaient sans intérêt (ou alors trop compliquées). Des fois il y avait trop de choses à retenir et on n’a retenu qu’une partie. Cette sélection est parfois volontaire, parfois pas. C’est bien là une caractéristique de notre mémoire : on ne la contrôle pas autant qu’on veut !

Cependant, et ne je ne m’étendrai pas sur le sujet, il est important de reconnaitre que notre mémoire est malléable. On construit notre mémoire et celle-ci ne correspond pas forcément à la réalité…

  • Améliorer sa mémoire

Nous n’avons pas « une » mémoire. On voit bien en effet que ce n’est pas la même chose d’apprendre un geste ou une technique en sport que de retenir des tables de multiplication ou le nom d’une rue. Tous nos sens peuvent nous créer des souvenirs et chacun à sa façon. On peut donc en jouer et utiliser des associations pour améliorer sa mémoire. Car c’est bien ce qu’il faut retenir : la mémoire, ça se travaille. Les gens qui ont une bonne mémoire ne sont pas forcément nés avec un don. La plasticité du cerveau (sa capacité à se modifier lors d’un apprentissage) qui, même si elle est plus grande chez l’enfant, est belle et bien présente chez l’adulte, nous montre que (presque) tout le monde peut améliorer sa mémoire ! C’est positif non ?

Il y a énormément à dire sur ce sujet, mais j’ai pas envie de décourager mes lecteurs. Ceci-dit, si ça vous intéresse, voilà quelques vidéos courtes et passionnantes sur le sujet que vous trouverez sur TED.com :

Elizabeth Loftus, The fiction of memory

Peter Doolittle, How your “working memory” makes sense of the world

Daniel Kanheman, The riddle of experience vs. memory

L’imprimante 3D

Imprimer en 3 dimensions, c’est possible ? Oui ! Et même à la maison !

Lien vers vidéo : Imprimante 3D CUBE

 Evolution de l’imprimante 3D

L’idée d’imprimer en 3D n’est pas nouvelle, on imprime même en trois dimensions depuis déjà plusieurs décennies. Sauf que pour ces débuts, l’imprimante 3D était une exception : très chère, elle ne pouvait guère servir qu’à produire des prototypes. Mais aujourd’hui les choses ont changé. Comme vous aurez pu vous en rendre compte en regardant la petite vidéo, il existe même des imprimantes 3D personnelles. Au Japon, le gouvernement a d’ailleurs annoncé qu’il comptait subventionner l’utilisation de ces machines dans les écoles afin que la nouvelle génération soit plus à l’aise avec cette technologie.

 

  •  Qu’est-ce qu’on peut imprimer avec une imprimante 3D ?

Presque tout ! Les applications de l’imprimante en 3D semblent sans limites. Les formes simples sont évidemment faciles à fabriquer, mais cette technologie ne se limite pas à fabriquer de petits objets en plastique unicolores et uni matériaux. Certaines machines permettent en effet de combiner les matières et même de fabriquer des objets en métal. On peut ainsi aujourd’hui imprimer des pièces de moteur d’avion ! Et ça ne s’arrête pas là : des applications médicales sont également en développement pour imprimer des prothèses et aussi des organes (en utilisant des cellules vivantes au lieu de plastique comme matière première). Un ingénieur américain va jusqu’à proposer d’imprimer une voiture ! L’imprimante 3D peut encore être utilisée pour fabriquer des objets du quotidien comme de la décoration, de la vaisselle, des boutons, des jouets… tout ce que vous pouvez imaginer 😉

Même la célèbre marque Légo réfléchirait à proposer l’impression 3D d’une partie de ses jouets !

 

  • Comment ça marche ?

Comme on le voit sur la vidéo, la plupart des imprimantes 3D fonctionnent d’une façon similaire aux imprimantes 2D, sauf qu’au lieu de déposer de l’encre elle dépose de la matière. La machine fait fondre le matériau et fabrique l’objet voulu couche par couche. Bien entendu, il faut des logiciels spéciaux pour guider la machine : Microsoft Word ou Open Office ne permettant d’imprimer qu’en 2D. Mais il est également possible de télécharger des modèles tout faits. Par contre le temps de réalisation est encore souvent assez long, prévoyez donc de laisser tourner le schmilblick pendant la nuit. L’intérêt de cette technologie, en plus de pouvoir fabriquer de petites séries, est l’économie de matériaux : il s’agit en effet d’un processus de transformation additif (additive manufacturing) et non pas substractif. Ainsi on n’utilise que la matière dont on a besoin au lieu de faire une découpe et de jeter le reste. Et puis, comme on l’a vu, l’imprimante 3D ne se limite pas au plastique : des machines plus sophistiquées permettent d’imprimer en métal par exemple.

 

 C’est accessible ?

On s’en doute, ce genre de matériel n’est pas donné. Mais le prix de certaines machines est très comparable aux produits Apple que l’on voit partout. L’imprimante de la vidéo, appelée Cube, est par exemple vendue 1500€. Ses cartouches coutent environ 60€ et on peut fabriquer avec environ 60 petits objets (pour un cout unitaire de 1€ donc). L’entreprise Selectronic propose son imprimante 3D Vellenan à 700€ (cartouches à partir de 30€) et Kickstarter va lancer bientôt son imprimante Buccaneer pour 500€.

 

  • Point de vue

Je m’intéresse depuis quelques mois à cette nouvelle technologie. Je pense que ça peut amener beaucoup de changements. Aujourd’hui, si votre voiture est en panne mais que le garagiste n’a pas la bonne pièce, vous n’avez plus qu’à être patient et à espérer qu’on vous propose un véhicule de remplacement. Demain, qui sait, le garagiste pourra peut-être simplement télécharger le modèle de la pièce et l’imprimer. Dans ce cas, le transport des objets pourrait diminuer : au lieu d’envoyer une cargaison, il suffira d’envoyer directement les modèles et les logiciels d’exécution (le trafic se limitant alors aux matières premières). Ce sera alors la propriété intellectuelle, plus que celle des biens, qu’il faudra bien protéger.

C’est quoi l’Union Européenne ?

L’Union Européenne est au centre de beaucoup de débats ces derniers temps. Crises politiques, question sur l’euro, nouvel entrant (la Croatie en juillet)… on en parle souvent, mais la connait-on vraiment bien ?

UE

Si j’écris ce post, c’est que je pense que non. Et c’est bien là le problème. L’Union Européenne est un projet unique, incomparable aux autres grandes régions du monde et donc pas facile à cerner. L’UE est encore bien loin d’être une sorte de grand état fédérale (comme les Etats-Unis) et bien plus qu’un simple accord de libre échange (comme l’ALENA passé entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique). Alors qu’est-ce que c’est ?

  • La gardienne de la paix

Rien que ça ! Et oui, l’UE a pour origine un accord économique conclu entre 6 pays concernant le charbon et l’acier juste après la seconde guerre mondiale. La France et l’Allemagne (la RFA à l’époque) sont tous deux signataires, avec l’Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas : l’idée était d’aligner les intérêts économiques des pays pour éviter une nouvelle guerre. Ce rôle de maintien de la paix a d’ailleurs été reconnu puisque l’Union Européenne a reçu le prix Nobel de la paix en 2012.

Car, malheureusement ou pas, les guerres et l’économie sont liées. C’est bien pour avoir plus d’argent, ou contrôler plus de ressources, que les gens se tapent dessus… D’un autre côté, l’argument économique peut aussi venir empêcher la guerre (comme pour l’UE). En effet, si mon voisin à des ressources que je veux, mais que je peux les obtenir par le commerce, je n’aurai plus d’intérêt à user de la force (sinon je risque de perdre un partenaire). Ainsi l’économiste de l’Université de Lausanne Mathias Thoenig explique que :

–          lorsque deux pays se mettent à commercer directement, la probabilité de conflit diminue,

–          lorsque deux pays sont davantage ouverts aux échanges multilatéraux, cela augmente la probabilité de conflit entre eux.

On comprend bien que l’Europe, en intégrant des pays dans un même marché incitent ceux-ci à bien s’entendre : personne ne voudra tenter de prendre de force le bien de son voisin si cela doit l’exclure du jeu.

  • Le parlement, le conseil, la commission

C’est peut-être là la difficulté de l’UE : son système de fonctionnement est différent de celui d’un pays (puisque ce n’en est pas un !) et cela ne facilite pas la compréhension. Pourtant on pourrait le système européen à celui des Etats-Unis : outre atlantique, c’est le congrès qui vote les lois. Il y a deux chambres dans ce congrès : une, le sénat, est composée de 100 personnes (2 par Etat). C’est un peu notre conseil, que l’on appelle aussi conseil des ministres (ou conseil de l’UE). Le conseil a 28 membres, un par Etat : comme au Sénat étatsunien, les petits Etats y sont surreprésentés en terme de population, les grands y sous sous-représentés. Le conseil est là pour représenter l’intérêt général des gouvernements, ce sont les ministres des pays qui y siègent.

La commission, c’est un peu l’administration centrale de l’Union Européenne. C’est elle qui, le plus souvent, est à l’origine des textes de lois. Une fois qu’un texte est proposé par la commission, il doit être signé par le conseil et le parlement.

Le parlement, pour reprendre le parallèle avec les USA, c’est la chambre des représentants. Les membres y sont d’ailleurs élus directement par les citoyens (nous !) et les pays ont plus ou moins d’eurodéputés selon leur taille (même si la proportionnalité n’est pas vraiment respectée). La France a ainsi 74 représentants (dont José Bové !).

Il existe d’autres institutions dans l’UE, mais le conseil, la commission et le parlement sont ceux dont on parle le plus. Les autres sont le conseil européen, la Cour de Justice de l’Union Européenne, la Cour des Comptes Européenne et la Banque Centrale Européenne. Un conseil (lol) : il faut bien faire la distinction entre le conseil de l’UE (composés de ministres) et le conseil européen (composé des chefs d’Etats membres). Histoire d’en rajouter une couche, il y a aussi le Conseil de l’Europe, qui n’a rien à voir avec les deux autres conseils et qui est une organisation de défense des droits de l’Homme qui a 47 membres (bien plus que l’UE qui en a 28).

  • L’euro

Je n’aurais pas pu faire un post sur l’UE sans parler de l’euro, tant la monnaie est controversée aujourd’hui. L’idée, c’était au sein de l’UE d’utiliser tous la même monnaie pour faciliter les échanges, comme c’est le cas pour un pays (on n’imagine pas une monnaie différente par département). Cela permet d’éviter les frais de change et surtout les risques de change (car les valeurs des monnaies varient dans le temps). Comme tous les pays ne voulaient, ou pouvait pas adhérer à l’idée, tous les pays de l’union n’ont pas adopté l’euro. Aujourd’hui, le débat est lancé pour savoir s’il faut conserver l’euro tel quel, exclure certains pays de l’euro zone, ou alors revenir à l’ancien système des monnaies nationales. Une autre solution proposée est de créer une monnaie commune, mais pas unique (on aurait le franc et l’euro).

La première chose à dire, c’est que peu importe les opinions de chacun, le débat est légitime. Il est vrai que la monnaie commune enlève de la flexibilité aux gouvernements : un pays qui a du mal à rembourser ses dettes peut normalement pour lui faire perdre de sa valeur. Dans ce cas, la valeur de ses dettes diminue aussi et c’est plus facile de payer. Mais ça, on ne peut pas le faire dans une union monétaire, parce qu’il faudrait que tout le monde soit d’accord pour dévaluer la monnaie. Et pour que tout le monde soit d’accord, il faudrait un gouvernement supranational donc une union politique (on en est pas là !).

Ceci étant dit, on remarque que le terrain n’était pas forcément favorable au moment de la création de l’euro (après deux guerres !), mais ça a marché. Simplement parce que les pays avaient tout intérêt (et même économiquement) à ce que ça marche. On peut aussi penser que l’euro, même s’il n’est pas facile à gérer en période de crise, peut justement obliger les Etats à prendre des décisions communes et donc avancer vers cette union politique dont a besoin l’Union Européenne pour se faire mieux entendre sur la scène internationale.

  •       Point2vue

J’ai déjà donné un point de vue sur l’euro et le bienfait de son maintien dans le point précédent. Mais ce n’est qu’un argument, il y en a d’autres ! C’est justement ça qu’il faut comprendre : on n’est pas tout seul. Si on pense avoir la bonne solution, que notre idée est la meilleure, il faut se dire que les autres citoyens pensent pareil. La seule façon de savoir laquelle, parmi toutes les idées, est la plus appropriée, c’est de les entendre toutes et de comparer. Ensuite il faut bien savoir ce qu’on cherche : il y a beaucoup d’arguments économiques qui sont tout à fait valable à l’encontre de l’euro. Cependant l’économie n’est pas une fin en soi, mais un moyen. Un moyen qui par exemple peut aider à l’union des peuples. Des peuples qui seraient tellement unis qu’ils partageraient même leur monnaie 😉